‹ Le Morvan; étude de géographie humaineChapitre 132 sur 232 · Arch. Avallon: BB i3 el BB iT · texte numérisé non relu

Arch. Avallon: BB i3 el BB iT

\. Dupin : -2<>j ; Née do La Rochelle ; i3o <■[ Guy Coquille : 3/7.

ancien. Elles avaient exclusivement pour objet la vente des bœufs à engraisser : les vaches et les veaux restaient en Morvan. Au début du xix* siècle, les statistiques des tanneries nous montrent une extrême minorité de peaux de bœufs en regard de grandes quantités de peaux de vaches et de veaux1.

La mise en pratique du chaulage, de l'irrigation, en améliorant sensiblement les fourrages permirent de constituer une race plus forte, plus poussée en viande de boucherie, plus rémunératrice, et qui cependant est restée une race de travail indispensable en Morvan où les 3 \ des labours ne peuvent être exécutés avec des attelages de chevaux. De tous les croisements essayés, c'est celui de la vache morvandelle avec le taureau nivernais. dégénérescence du charolais. qui paraît, avoir le mieux réussi. Dans le Nord, les tentatives faites avec les taureaux de la race de Durham, acclimatée dans l'Avallonnais2, ont donné de moins beaux produits. Le bœuf morvandeau, descendant du' Nivernais, supporte bien les sécheresses de l'été. Sans rien perdre de sa vigueur, il prend plus de développement et sa chair, quand il passe à l'engrais, est plus délicate. Elevé avec le fourrage peu succulent du Haut-Morvan, quand il séjourne clans les embouches des pays bas. il engraisse avec rapidité. Six mois suffisent pour le préparer aux abattoirs de Paris. Cette race nouvelle s'est d'abord implantée à Saint-Hilaire, à Saint-Aignan et dans les communes de la Zone bordière. Elle a rapidement progressé à l'intérieur du Morvan. Elle suivait la pénétration du chaulage, la transformation des herbages3. Ouroux. Planchez. Montsauche, l'acclimatèrent successivement. Actuellement les petites bêtes rousses ont cédé le pas aux grands bœufs blancs. On ne retrouve plus l'ancienne race morvandelle que dans les communes les plus élevées du canton de Château-Chinon où les progrès de 1 agronomie ne sont pas encore arrivés. Partout ailleurs, l'élevage du bœuf charolais est presque général4.

Les taureaux sont achetés principalement dans le courant de novembre sur les foires de l'Autunois, du Bazois et des Amognes. Ils sont pris au sevrage, c'est-à-dire de quatre à six mois, par des maquignons qui viennent les revendre : 4oo, 6oo et 8oo francs aux fermiers et aux propriétaires du Morvan. Après quatre ans, ils deviennent méchants ; ils sont engraissés à l'étable avec des poutures

i. Arcli. NIes : fia j/|(jq et i',-2.

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