‹ Le Morvan; étude de géographie humaineChapitre 134 sur 232 · ai ra '/'/. p. a · texte numérisé non relu

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des sucriers du Nord ont porté la valeur actuelle des bêtes à cornes à i 5oo francs la paire, soit quatre fois et demi environ ce qu'elle était à la veille de la Révolution (fig. 23). Dans les temps modernes, la vie économique d'un pays est fonction des progrès qui s'accomplissent bien en dehors du cercle immédiat de ses opérations. En effet, par une heureuse coïncidence, simultanément avec l'élevage du Morvan, la culture de la betterave s'est développée dans la région de Paris et dans le Nord de la France. Les cultivateurs de betteraves eurent besoin de bœufs pour utiliser leurs pulpes. Ils sont venus les chercher dans le Nivernais, dans l'Autunois et dans le Morvan. La plu-

Fig. 2.3. — Progression de la valeur de la paire de bœufs depuis 1786 sur le marché d'Autun à la Saint-Ladre (ier septembre).

part des grands bœufs blancs prirent le chemin du Nord : on les retrouve en Picardie1, dans la Thiérache2, dans les Ardennes et jusqu'en Belgique. Après avoir servi au débardement des betteraves, ils sont engraissés avec les pulpes et vont finir leur vie dans les abattoirs de Paris ou des grandes villes du Nord. Ce marché est donc de première importance pour l'élevage morvandeau. Bien que très éloigné de lui la culture des betteraves, la crise économique des sucres ne lui sont pas indifférentes. Elle peut l'atteindre d'autant plus vivement que ses produits d'exportation sont rares. Aussi la question

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