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![. I<L, p. 53 et i4i.
Levainviu e. — Le Morgan. i4
de conduire la charpente au port de 1 Arringelle '. Ce n'étaient que des efforts individuels et exceptionnels. Dans tout le Morvan, la voirie était si détestable qu'on ne pouvait circuler qu'en chariots attelés de bœufs. Le cheval était un animal méprisé parce qu'il coûtait cher et ne servait ni au transport ni au labour. L'état défectueux des chemins amenait le changement continu des roues de charrettes au détriment de la foret \ Au voisinage des villes, la viabilité n'était pas meilleure. Jusqu'au xvic siècle, la descente d'Avallon à Cousinla-Roche était un exercice d'acrobatie. En i566, la ville paya 2^5 livres à un entrepreneur pour rupture de roches à Cousin-la-Roche « afin de rendre le grand chemin royal commode à charrier, pour facilement passer sans danger par le grand rup de l'étang du Roy au travers duquel passent trois charrois » 8.
Au moment de la réfection des chemins du royaume, les ingénieurs de Colbert remirent en état la grande route de Nevers à Paris, mais leurs efforts ne pénétrèrent point à l'intérieur du massif ancien. Entre les voies de Paris ù Lyon par la Seine et la Saône et celle de Paris à Lyon par la Loire et le Bourbonnais, le Morvan demeura un roc impénétrable. Sur ces deux artères maîtresses, on bifurquait à l'Est vers la Bourgogne, à l'Ouest vers le Berry ; mais l'idée ne vint pas de réunir la Bourgogne au Nivernais à travers la forêt morvandelle. Les rapports se nouaient entre Paris et les provinces, mais au détriment des relations que les provinces pouvaient avoir entre elles. Si en dehors des grandes routes que commandait le commerce du royaume, on augmentait la circulation de détail, c'était vers le Nord que les mailles du réseau se resserraient. La frontière de Vauban accaparait l'argent des travaux publics : les armées n'avaient que faire de communications <à travers le Morvan où elles n'opéraient pas, où elles ne prenaient aucun quartier d'hiver ; la maréchaussée était réduite à l'état le plus rudimentaire ; il fallait descendre jusqu'à Corbignv pour trouver une compagnie en garnison.
A l'intérieur, entre elles, la Bourgogne et le Nivernais n'avaient guère souci de leurs communications. Les rivières, grands transporteurs de moulée, absorbaient tous les efforts des paroisses. Le moindre pont donnait lieu à des péages compliqués : ceux de l'Yonne étaient sévèrement réglementés*. En 170/i, Vauban fut sollicité par les échevins d'Avallon de rendre le Cousin navigable au Faubourg de