M. Quantin : 84, \<. V
1 t. j tl 1 1 - haut, p. 109.
\ n li. \vallon : < '. C. 172.
'1 . Vn li. Nièvre : 15. 117. 98.
Cousin, projet qui n'avait été retardé que par les guerres en cours1, mais la traversée du Morvan demeurait impossible. Il fallait être une manière d'explorateur pour oser la tenter.
Jusqu'au milieu du xixe siècle, la seule voie de communication utilisée pour se rendre en Morvan était la grand'route de Paris à Lyon qui écornait le massif ancien entre Avallon et Saulieu2. En 179", la diligence partait cinq fois par semaine, à minuit, de la rue Notrc- Dame-des-Yietoires. On dînait à Montereau et l'on s'arrêtait à Sens pour coucher ; le lendemain matin, dîner à Auxerre, coucher à Lucy-aux-Bois ; le troisième jour, dîner à Saulieu, coucher à Autun. Le prix des places, y compris la nourriture, était fixé à 20 sols par îieue. Sur l'impériale, on ne payait que 10 sols sans être nourri. Un voyage dans le carrosse depuis Paris jusqu'à Avallon, à l'entrée du Morvan, coûtait 52 livres3. Actuellement, par chemin de fer, il coûte 18 fr. 2.") en seconde classe, et on met cinq heures à l'accomplir. Bien que situé près de Paris, le Morvan, au xvme siècle, en était très éloigné par le fait de la longueur du voyage. A Avallon, on bifurquait sur Vézelay, à Cussy-les-Forges sur Semur, à Rouvray sur Dijon, à Saulieu sur Autun. Cet itinéraire a été une des causes de la fortune des petites villes dans la partie orientale du Morvan ; au moyen âge elles étaient des centres économiques, mais elles devinrent, dans les temps modernes, des tournebrides importants. Les Assemblées provinciales de Bourgogne étudièrent plusieurs fois, de 1779 à 1 787 , la pénétration du massif ancien, soit par la roule d'Auxonne à Nevers4, soit par celle de Château-Chinon à Autun5. La Révolution arrêta l'exécution de ces projets. La circulation à l'intérieur du massif demeura fort difficile pendant la plus grande partie de l'année au milieu des fondrières entretenues par les grandes pluies qui se précipitent sur le Morvan0. Les routes à deux traits de la carte de Cassini ne sont que des directions, elles n'ont rien de commun avec la voirie actuelle. Elles étaient peu fréquentées. Le centre du massif ancien reste en dehors de toute communication, sans rapports avec les autorités administratives ou religieuses. De 1 70^ à 1826, il n'y eut pas de confirmation dans le canton de Montsauche, les évêques ne pouvant y accéder : dans la suite et jusqu'à la construction de la grand'route