Arch. N1" : IL
5 Ibid. : 161.
f). Ibid. : Q< 820.
de Lormes à Saulieu, ils ne s'y rendirent que tous les cinq ans'. Ala fin du wiir" siècle, un a hypocrite » dit la messe et toucha les bénéfices pendant huit mois à Ouroux, sans que la fraude pût être découverte". Sans communication avec l'extérieur, le Morvan est longtemps demeuré la terre des légendes, des sorciers et des croqueavoine. Avant l'ouverture des Etats Généraux, les communes morvandelles du bailliage d'Autun sollicitent des routes et des diligences. Les grandes directions même étaient peu suivies. D'Autun «à Bourbon-Lancy, au relai de Maison de Bourgogne. A. \oung trouva difficilement à se .restaurer3. Des les temps modernes, les grands carrefours de l'époque romaine ont perdu toute leur importance. Autun n'est plus sur la grande voie de Lyon et son industrie n'est pas née; Bibraclc a perdu toute valeur économique, et elle ne sera bientôt plus qu'une curiosité archéologique ; Château- Chinon. ancien centre stratégique, ne vaut plus que comme point de dépari du flottage, mais elle a perdu toute valeur comme tète de ligne de réseau routier. Les voies de Saulieu, de Montsauche, de Lormes, n'existent plus. Seul, le chemin entre Nevers et Autun par Château-Ghinon est encore suivi, mais mal entretenu*. Pour aller du centre du Ilaut-Morvan sur Luzy, il faut se diriger soit sur Autun. soit sur Moulins-Engilbert pour retrouver la vallée de l'Alêne, à moins d'errer sans direction à travers les taillis de la Gravelle. Au début du xixe siècle, les préfets signalent que les communications entre les sous-préfectures et les communes sont toutes à créer et que faute de routes, môme rudimentaires, le service des postes et la surveillance administrative sont complètement impossibles.
En iSo'j. , au moment où se construisit le réseau routier. Dupin, qui fut son créateur, pouvait écrire : h Le Morvan si l'on formait une enceinte de territoire compris entre Château-Ghinon, Autun, Saulieu. Avallon et Lormes, compose un massif d'environ douze lieues de côté, à travers lequel, il y a quarante ans. on ne trouvait ni une route royale, ni une route départementale, ni même un chemin d( grande vicinalité en bon étal. Point <!<• ponts, quelques arbres bruts à peine équarris jetés sur les cours d'eau, ou, plus ordinairement, «les pierres disposées çà et là pour passer les ruisseaux. Vinsi, cette contrée au cœur de la France était une véritable impasse poui
i. Baudiau : ig4, H. p. 67, et Doléances de la Paroisse <!<• Grurj : 07, p. »86