Ministère des Travaux publics : i3y
kilomètre et par an, tandis que la section Autun-Ccrcy la Tour, qui joint le Nivernais à la Bourgogne, en coupant le Moin an et la Cuvette permienne. avec un mouvement de 127900 voyageurs et oa '\ 000 tonnes au kilomètre, gagne i8 5oo francs par kilomètre et par an1. Cependant le tracé de la voie ferrée a déplacé les centres économiques du Morvan. Saulieu a anéanti l'importance de Précysous-Thil : Lormes cède son influence à Corbigny ; Chàteau-Chinon, bien que centre administratif, fait moins d'affaires que de simples chefs-lieux de canton tels que Corbigny ou Moulins-Engilbert. Luzy, sur la grande ligne de Nevers à Dijon, voit sa capacité commerciale augmenter progressivement. Elle joue dans l'accouplement Morvan- Charolais le rôle que joue Saulieu dans l'association Morvan-Auxois. Il était réservé aux chemins de fer à voie étroite de traverser le Morvan. Une fois admise par les pouvoirs publics, cette idée s'est rapidement développée. Le tacot1 d'Autun à Corcelles fut ouvert au public le 28 août 1 900 et prolongé jusqu'à Chàteau-Chinon, le 27 août 190/4- La ligne de Corbigny à Ouroux par Lormes fut inaugurée le A août 1901, poussée jusqu'à Alligny-en-Morvan le 20 décembre suivant, et reliée à la gare de Saulieu le Ier juillet 1903. D'autres projets sont à 1 étude. Une ligne longitudinale qui relierait ces deux transversales est demandée à la fois par Autun et Chàteau-Chinon. Ces deux villes désirent arriver toutes les deux à Montsauche, centre de tourisme de plus en plus important. Mais, Autun demande un tracé parla vallée du Ternin. Chàteau-Chinon sollicite une jonction sur Ouroux. D'autre part, Autun voudrait se relier à Saint-Honoré-les-Bains en passant par Saint-Léger-sous-Beuvray, point de départ pour l'excursion de Bibracte. 11 ne semble pas que la question doive être vile résolue. La Compagnie des chemins de fer économiques ne prévoit qu un seul fret : le transport des touristes. Aussi demande-t-elle une garantie d'intérêt de 2 800 francs au kilomètre, bien que le prix de revient de la voie et la vitesse exigée (2.5 kilomètres à l'heure) soient assez faibles. Sur la section Corbigny-Saulieu, le transport des voyageurs et surtout de la moulée rend le trafic assez avantageux. La voie ferrée entre Gacogne et Montsauche ne quitte pas les bois ; elle y recueille un fret rémunérateur, mais elle reperd en Bazois ce qu'elle a gagné en Morvan. Sur la transversale Tannay- Autun les revenus sont très irréguliers. Quelques colis postaux et les touristes pendant l'été seulement sont à peine suffisants pour payer les dépenses des trois