‹ Le Morvan; étude de géographie humaineChapitre 171 sur 232 · Ministère des Travaux publics : i3j · texte numérisé non relu

Ministère des Travaux publics : i3j

2. Surnom morvandeau de ces petits trains : en patois, tacot veux dire ce qui frappe, ce qui cogne. V. de Chambure : i5o, p. 8i5.

trains qui circulent journellement dans les deux sens. Le trafic n'est vraiment intéressant que les jours de grande foire à Autun, Arleuf et Chàtillon-en-Bazois. En septembre, pendant les six semaines que dure la Saint-Ladre, la Compagnie est obligée de doubler ses convois de jour et de nuit.

La Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée encercle le Morvan sans le pénétrer, les cbemins économiques le traversent sans assurer le transport de détail, aussi indispensable aux groupements humains que la circulation intérieure. Ce rôle est réservé aux diligences. Dès l'ouverture des grandes voies, elles ont rapidement parcouru le Morvan. Elles sont encore très nombreuses ; chaque localité possède un hôtel de la Poste qui témoigne de l'intensité du roulage. Ce service est assuré par plus de 20 lignes. Toutes possèdent un courrier dans chaque sens. Certaines, plus achalandées, en comptent deux. ( iliaque chef-lieu de canton est une tête de ligne. Autun aiguille sur le Morvan quatre courriers par jour, deux autres trois fois par semaine : un autre est bi-hebdomadaire. Château-Chinon a quatre lignes journalières ; Avallon, Quarré-les-Tombes, Sincey-lès-Rouvray, trois chacune. Il n'est pas de peuplement important qui ne soit tra- \ ersé par la diligence.

Les roules, les chemins de fer à voie normale ou à voie étroite forment un réseau qui, dans son ensemble, s'adapte au tracé général de l'époque romaine. La ligne d' Autun à Avallon double à peu près la voie d" Agrippa ; le chemin de fer économique d' Autun à Château- Chinon suit la voie d'Augustodunum à Gastrum-Caninum. La grande transversale lutun-Lormes était un des chemins stratégiques de L'empire. Les lignes directrices du sol règlent nos déplacements rapides1. Les routes sont en général subordonnées à l'allure de la tectonique. Elles ne s'en écartent que pour se rapprocher des grandes cités que !<■ capitalisme moderne a construites près des usines ou des mines. Le Morvan ignore encore ces modifications. Le tracé de son réseau routier esl resté uniforme. Comme en Bretagne, autre vieux pays, la direction du mouvement n'a pas changé, mais seulemenl la \ itesse ' .

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