‹ Le Morvan; étude de géographie humaineChapitre 19 sur 232 · Michel-Lcvy : 36, p. 9 el \ élain : 54, p · texte numérisé non relu

Michel-Lcvy : 36, p. 9 el \ élain : 54, p

chaîne el qui séparent te Ghalaux du Languisson. D'autres arêtes montagneuses, sur la rive droite de la Cure (entre les Places et Fort Chevresse), sur la rive droite de l'Arroux, sur la rive gauche du Mesvrin, ont une direction qui peut les faire attribuer aux grands mouvements orogéniques du Tertiaire.

Le s\stème alpin a donc tracé sur le Morvan une sorte de quadrillage complètement indépendant de la disposition zonaire des roches primaires et de l'orographie hercynienne. Le nœud du système se trouve dans le massif Beuvray-Prénelay-Bois-du-Roi. Les axes <lu réseau sont orientés perpendiculairement: Nord-Ouest et Nord-Est. Les montagnes du Morvan, a dit Gu\ Coquille, « ont leur continuation tirant du Midi à Septentrion1 ».

Les plissements alpins ouvrirent des tailles sur toute la surface du Morvan. Plusieurs d'entre elles ne sont que le remaniement des accidents qui se sont produits entre le Permien el le Trias. Elles partagent le massif ancien en deux parties : à l'Ouest, voussoir suréïevé : à l'Est, voussoir surbaissé 2. Tl esl intéressant en outre de constater que c'est à ce faisceau de failles centrales et aux formes créées par lui qu'il faut rattacher la forme de bande jurassique qui coupe le Morvan dans l'Est. 11 borne la partie orientale des témoins liasiques -m- la pénéplaine. Le calcaire des Grandes-Fourches est à \ kilomètres à peine des filons quartzeux des Places: le dépôt du Vernois' à 'x kilomètres des filons quartzeux de la Roche-en-Brénil.

Les failles occidentales à l'Ouest de Sainte-Péreuse et d'Empurj . près du Mont-Vigne, dont l'origine esl hercynienne, ont été également réouvertes parle contre-coup des mouvements tertiaires. Leur âge semble êtreceluidu Sancerrois (éocène-miocène). L'accolemenl brusque du novau paléozoïque aux enveloppes secondaires permet de se représenter l'importance du mouvement orogénique qui ;) créé le contact. Sur la bordure du massif granitique de Lormes, du massif porphyrique de Montreuillon, ces accidents ont façonné de longues falaises an pied desquelles s'allongent les grasses embouches du Bazois. Entre le bon et le mauvais pays, la dénivellation atteint une centaine de mètres, ce qui donne au rebord du massif ancien un relief tout particulier. On peut en apprécier toute l'importance «lu haut de la butte de la Maladrerie (\'\- mètres), ;hi \<>r<l-< lues! de Lormes '.

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