‹ Le Morvan; étude de géographie humaineChapitre 20 sur 232 · I. i:\ni.i TION Di SOL :;i · texte numérisé non relu

I. i:\ni.i TION Di SOL :;i

L âge <los failles orientales paraît être le même que celui des accidents du Maçonnais et duChalonnais ( miocène-pliocène)1. Leur dessin est moins net ; elles n'ont jamais une grande amplitude : mais elles se succèdent en faisceaux plus serrés près de 1 taixois que dans 1 intérieur du Morvan. La descente de Saulieu à Thoisy-la-Berchère perniel de constater l'influence de celle structure sur le paysage. Les placages liasiques étages en gradins sur la roche ancienne ramènent chaque fois à la surface des formes tabulaires plantées de fortes moissons2. Semblablement, de Manlay à Saulieu, le chemin de fer traverse successivement, interrompus par le^ roches anciennes, cinq lambeaux de calcaire hettangien que les failles ont relevés de près de i^o mètres 3.

Les mouvements du système alpin furenl les derniers qui troublèrent profondément le Morvan. Il faut considérer comme sans importance les séismes qui affectèrent par la suite son rebord orienlal autour du bassin houiller *. On a pu écrire que, dès cette époque le Morvan s éleAa au-dessus delà région de Paris comme un voussoir encadré par de nombreuses failles 5.

Cependant, l'érosion toujours 1res active s'attaquait à la morphologie morvandelle, récemment reconstruite. Les sédiments pliocènes recouvraient le massif jusqu'à l'altitude de 6oo mètres. On a retrouvé des silex- blonds de la craie : au Sud jusqu'à Mazignen (46i mètres), à l'huis Châtelain (58o mètres), à Vermot (620 mètres) ; ù l'Est, jusqu'au Trinquelain. Dans la partie méridionale du Morvan. l'action des eaux fut assez puissante pour déblayer à nouveau la cuvette permienne comblée cette fois par les chailles jurassiques, les sables et graviers de Ghagny. L'Alêne fut. le chenal d'écoulement de ces matériaux. Sur ses versants granitiques, ."1 £oo mètres d'altitude, s'étalent encore des sédiments pliocènes. On calcule que l'érosion s exerça aux dépens des montagnes sur une épaisseur de plus de 000 mètres6. Frappés de la dégradation du massif ancien, certains géologues locaux ont pensé que ces résultats n'avaient pu être obtenus que par 1 action des glaciers sur des montagnes beaucoup plus élevées el dont nous ne possédons plus que les ruines '. Celle théo-

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