De Soultrait: i
t\. Meitzen : 772, I, p. 45o et Bogros : 201, p. 121 et 122.
Leyainville. — Le Morvan. iO
■2tt LES AGGLOMERATIONS
9 février la.Vj dans lequel obligation de certains héritages situés à Lhuy-la-Gaîté est faite à l'évoque d'Autun par Godefroy, vicomte de Saulieu, pour la somme de 10 livres de Dijon1. Les graphies Lhuy, Lhuye, ont été conservées jusqu'au xvne siècle ; elles ont été recueillies sur des textes qui ont servi à rétablissement du Dictionnaire topographique de la Nièvre. Lhuis est l'orthographe du xvm' siècle. C'est celle des cartes Cassini. La Carte de l'Etat-Major porte huis. Celte forme est presque toujours accompagnée d'un nom d'homme : l'huis du Rù. l'huis des Brosses, l'huis des Rats sont des exceptions d'une époque plus récente. Ces dénominations ne sont plus usitées ; mais on désigne fréquemment une maison par le nom de son propriétaire précédé de chez: chez Duverdier, chez Chain, chez Jacques Claix, chez les Gens du Fond. Dans le Nivernais. Morvan compris, cette toponymie désigne 54 hameaux, fermes et habitations2.
La colonisation qui eut pour conséquence l'établissement des huis s'attaqua à la lisière de la grande Forêt. Les défrichements de l'intérieur tirent leur origine des concessions de portions de domaines forestiers faites par les seigneurs féodaux ou par les monastères à des particuliers moyennant des rentes foncières et à charge d'y bâtir une ou plusieurs maisons3. De la sorte naquirent dans le centre du Murvan, autour de la cuvette d'Arleuf, ces hameaux disséminés, ces groupements isolés qui, sous des noms divers, subsistent encore connue écarts ou annexes ou qui, disparus, ont laissé leurs noms à des lieux dits ' : les Amands, les Blanchcts, les Blandins, les Dues, les Gros, les Guenifets, les Ichards, les Lamberls, les Pompons, etc. En 1 1 3 6 , les moines de Citeaux possédaient à Saint-Aignan une grange dont les revenus étaient insignifiants. Ils introduisirent des colons laborieux : « Ces gens défrichèrent les landes et bâtirent des chaumières auxquelles ils donnèrent leur nom " ». Actuellement, le hameau des Paquelins (commune d'Arleuf) est habité en majeure partie par des familles portant le nom de Paquelin. Les Bariauds. les Robin s, les Bouchoux, les Barbauds autour de Roussillon-cn- Morvan, les Cléments, les Lamberls, les Vaillants, autour de Gluxen-Glaine, possèdent encore des descendants des colons qui ont fondé ces agglomérations. Ces peuplements furent la cause de la
i . De < iharmassc : i5at p. 71.
a I >■■ 1 ihambure : i5o, p. 1 78.
.'}. M. Quantin : 181 , p. xix.
'1. I). Foville : 161, II. p. 93.