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LE MORVAN N'EST PAS UNE I NITÉ HISTORIQ1 E

vigny el d A vallon marquaient au Nord son extension la plus grande. Au Sud, le nom d'archiprêtré du Morvan était donné au plus méridional de Ions, à celui de Decize : il s'étendait depuis la Loire jusqu'à \illapourçon, où il touchait au, domaine de L'évêque d'Autun.Mais, à l'intérieur de ces limites, il était très difficile d'arrêter exactement la liste des paroisses et même des archiprètrés morvandeaux. Les frontières du Morvan tlottaienl dans l'indécision de ces circonscriptions religieuses.

Les démarcations politiques étaient aussi compliquées. Le Morvan se partageait entre le Nivernais et la Bourgogne ; de là vint la distinction entre Morvan nivernais et Morvan bourguignon qui a si longtemps prévalu. Le premier comprenait à peu près toute la partie renfermée dans le département de la Nièvre actuelle ; le second possédait le reste. La ligne de séparation commençait aux Montagnes de Dône, montait au Beuvray, de là à Glux et tirait droit à la montagne des Poiriers, à l'Ouest d'Anost. Elle se dirigeait entre Giensur-Cure et Mcnessaire, au sommet du Mont-Moux et vers celui du Grand-Habe au Nord-Ouest d'Alligny1. Passant enfin entre Sainl- Brisson et Saint-Agnan, elle allait retrouver la Cure près de Dhunles-Places et ne la quittait plus qu'à Pierre-Perlhuis. Sur la rive gauche, cependant, la forteresse de Chaslellux était bourguignonne2. Les limites ecclésiastiques et civiles ne coïncidaient pas : le pouvoir spirituel des évèquesde Nevers s'arrêtait à la rive gauche de l'Yonne, mais la juridiction du bailliage de Châleau-Chinon s'étendait bien au delà de la rive droite. Montsauche et Arleufen dépendaient. De même Luzy ressoilissait du bailliage de Saint-Pierre-le-Moulicr et son archiprêtré relevait de l'évêque d'Autun.

La Constituante partagea le Morvan entre les quatre départements delà Cole-d'Or. de la Nièvre, de Saône-et-Loire et de l'Yonne3. Les limites départementales furent difficiles à tracer à travers une contrée sauvage el sans routes. Elles coïncidèrent presque toujours avec la frontière entre Bourgogne et Nivernais \ Celles des cantons suivirent à peu près les anciennes séparations des arcliiprètrés0. Quant aux communes, elles furent constituées sans tenir compte des anciennes paroisses ou des considérations géographiques,

i . Anonyme : fjo, chapitre 1.

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