‹ Le Morvan; étude de géographie humaineChapitre 21 sur 232 · Michel-Lévy : 36, p. 4o6 et Collenot : 8, p · texte numérisé non relu

Michel-Lévy : 36, p. 4o6 et Collenot : 8, p

7. Collenot : 6. J. Martin : 32 et 33. Demontmorot : i$. Moreau : $2.

rie n'a pas été admise '. La ^ igùeur des eaux ne s'csl pas ralentie de mi- jours. Les phénomènes actuels montrent parfaitemenl qu'il n'est pas nécessaire de chercher des agents plus puissants pour expliquer l'adoucissement des relier-. An Nord d'Avallon, dans le Semurois, le manteau calcaire est journellemenl décapé par les elTorls des eaux courantes; la Terre-Plaine recule constamment. On retrouve des roches morvandelles dans I Armançon, en amont de Tonnerre, dans le Serein à Seignelaj et à Beaumonts dans l'Yonne à Montereau et à Joignv, dans la Seine à Paris, à Villeneuve-Saint-Georges et audessus du fleuve dans la terrasse d'Ivrx 2 .

L'érosion a sculpté dans le massif ancien trois régions naturelles qui se distinguent entre elles par leur altitude, la disposition zon aire des roches, leur résistance à lad ion des eaux, leur contexture et la différence des placages qui les surmontent. Ce sont: la Zone bordière des placages liasiques, le Bas-Morvan des sédiments pliocène-. le Haut-Morvan où la topographie contemporaine des Alpes s'est le mieux conservée3. Les anciens habitants du massif connaissaien) parfaitement celte division, car à la différenciation des conditions physiques correspondait une diversité économique 1res accentuée. Dan- la Langue du paysan, le Morvan nivernais, le Morvan bourguignon, 1 A\ adonnais, qui composaient le Morvan, étaient tous les trois de mauvais pays, mais de valeur fort inégale. Dans chacun d'eux, les movens d existence variaient,

ii. - Là zoxe bo;rdi ère des pi. u; w;i:> liasiques

La Pénéplaine orientale.

La /(.ne bordière des lambeaux de Lias surélevés s'allonge du Nord au Sud dans toute la partie orientale du Morvan. Elle forme la plus grande partie de l'ancien Morvan bourguignon. Sa capitale était ci est restée Saulieu. Ses limites sont assez bien déterminées ; ;'i l'Est par h- dépôts de la giyphée arquée qui constituent la fosse de l'Auxois : ci ;i l'( )uesl par la grande faille herex nienne qui écharpe tout le massif ancien de Pierre-Perthuis au débouché de la Selle dans la cuvette permienne, eu passant par les Places.

i. Réunion Extraordinaire: 5o, p. 828 cl \bbé Parât: 45, p. 76. >.. Do Lapparenl : Traite de Géologie, .'5' éd., Paris, 1906, 3 vol., p. 1690 <•! !.. Gallois: ■v. p. 196.

Page 1