I.A VALLEE DU TEKMN (en amont d'Alligny-en-Morvan, granité
LA ZONE BORDIÈRE DES PLACAGES LIASIQî ES 33
Son parcours est facilité par la ligne d'Avallon à Autun qui la traverse suivant sou plus grand axe el par de nombreux chemins de fer à voie économique <|in la sillonnent en Ions sens. Mais, de quelque point qu'on l'aborde, ce qui frappe, c'esl la juxtaposition fréquente el sur des espaces très peu étendus de deux formes de topographie 1res différentes. Ce né son! plus les croupes boisées du Morvan ni les vallées profondes creusées au sein du massif calcaire de l'Auxois que l'on a sous 1rs yeux, niais une pénéplaine que l'on seul déblayée par les eaux, une plate-forme d'une régularité 1res accusée quelles que soient les roches du subslraluni '. Elle csl particulièrement perceptible de Liernais à Saulieu el sur la roule de Saulieu à Semûr, à hauteur de Dompierre-en-Morvan ~, ou mieux encore du haut du plateau qui domine Autun quand elle se présente par sa tranche méridionale au-dessus de la cuvette permienne3. Iiien n esl plus significatif de l'uniformité de cette surlace que les voies ferrées qui la parcourent en tous sens, sans aucune dilliculté technique. Le déblaiement a été profond. On peut avoir une idée de la quantité des matériaux enlevés, en remarquant la hauteur des sédiments secondaires sur la Bulle de Bar-le-Régulier, à l'Est de la l'aille orientale. C'est plus de 107 mètres d'apports qui devraient reposer sur la lèvre occidentale à l'Ouest, en admettant que la butte n'ait pas été elle-même soumise à l'érosion. Du haut de ce mouvement de terrain, le sol archéen apparaît de loin avec ses molles ondulations dont l'altitude est sensiblement uniforme. Ce qu'on a sous les yeux, c'est une suite de croupes dont les sommets ne contribuent pas à ('lever la hauteur moyenne de la pénéplaine au-dessus de .')G5 mètres4. Ce que l'on rencontre, ce sont des formes arrondies et toutes de même valeur. La toponymie populaire a tenu compte des caractères de la topographie : les lieux-dils tels que la Plaine. les Plaines, la Bolotte (la plaine en patois) abondent entre Saint- Martin-de-la-Mer et Alligny-en-Morvan .
La monotonie du paysage est heureusement atténuée grâce aux nombreux placages du Lias que les failles tertiaires ont étages à des altitudes dépassant 5oo mètres. Le calcaire marneux, d'un brun jaunâtre {foie de veau des carriers) et la luinacbelle (zone à Ammonites planorbis) se retrouvent à des altitudes assez élevées cl jusque
r. Yt'lain : 54. p. i3 et Michet-Lévy et Velain : 3g, \>. 0G0.