Id., p. 82 et Bruneau
3. Baudiau : ig4, II. p. i5i et A. Billaud : igô, p. 3i. \. A. L. Morlon : 22J. p. f) et Duvivior : 20g, passim.
l'usine. A Paris, les balayeurs des rues se recrutent en bon nomhré dans les villages d'Anost, de Cussy-en-Morvan et de Chissey-en- Morvan. Les habitants de Menessaire se dirigent sur les magasins du Louvre et les Bouillons Durai. A Clamccy. les Morvandeaux ont chassé du commerce des bois les Nivernais qui le détenaient, et, frondeurs et révolutionnaires, ils ont changé l'esprit de cette petite ville calme et réactionnaire1. Les industries d'Autun et surtout de Blanzy et du Creusot ont attiré les laboureurs du Haut-Morvan,
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Fig. 'i4. — Différence entre Pimmigration et l'émigra»:on depuis 1826 2.
gagnés par la séduction des gros salaires. Ils ont formé autour des cheminées d'usines et des puits de mines des agglomérations d'ouvriers robustes et opiniâtres 3.
Si les migrations des moissonneurs ou des galvachcrs ne sont que temporaires, les déplacements à destination des villes sont le plus souvent définitifs. C'est l'explication de l'abandon de bien des habitations, \i'illes chaumières ou maisons neuves. En 5oans(i8.")i- 1901), la population morvandelle est passée de i35oooà 12200a âmes, soit une baisse de 9, 5 pour 100. Comme létaux d'émigration