‹ Le Morvan; étude de géographie humaineChapitre 37 sur 232 · LE HALT-MORY.YN · texte numérisé non relu

LE HALT-MORY.YN

n'ont pas la penle la plus faible qui permette l'écoulement des eaux. Le nombre des rivières (il n'est pas de cuvette qui ne contienne [\ ou 5 émissaires); — l'altitude très élevée de leur début dans un massif de bailleur moyenne ; — la divergence des cours originels avant de prendre la direction définitive vers le Nord-Ouest; — les changements de penle. montrent que la pénéplaine de cette partie du Morvan est loin d'être parfaite (fig. G).

G est dans celte région que se trouvent les vallées les plus sauvages, les sites les plus pittoresques et les plus fortes saillies. Les formes topony nuques telles que Combe, Corne. Comelle, Commée, Combeaux, Gombrailles, y sont fréquentes autour des gorges abruptes des tufs porpbyritiques ou des profils heurtés des schistes carbonifères ou dévoniens. Dans l'Ouest, ces formes sont particulièrement remarquables. De la vallée de la Rocbe, le Mont Genièvre (orthopin iv zébré de porphyre globulaire) apparaît comme un cône, dont l'angle au sommet est sans doute assez obtus, mais dont les génératrices ont conservé toute leur raideur (pi. V). Enfin des cols qui rarement descendent au-dessous de 600 mètres achèvent de donner au paysage l'aspect montagneux qui manque ailleurs. C'est du Sud que celle impression est la plus forte. De ce côté, aucune voie ferrée n'a osé pénétrer le massif ancien. Le chemin de fer l'encercle seulement. Il remonte le long des marges orientales et occidentales pour trouver passage.

Les rivières à leur début.

Le réseau hydrographique du Haul-Morvan est plus sauvage que celui des autres régions du massif ancien. Cependant, leur régime n'est qu à demi naturel. Les rivières, à leur début, ont été domestiquées. Elles passent à travers des étangs demi artificiels. Presque tous occupent l'emplacement des fonds de cuvettes. Ce qui domine, c'est un système d'eaux courantes très chevelu. 11 ne faut rien moins que l'éventail occidental basé sur le quadrillage du mouvement alpin pour ordonner la complication des eaux du système de l'Yonne. Il esl borné au Nord-Nord-Est par les crêtes qui le séparent du système de 1 Arroux ; au Nord-Ouest par l'alignement des bailleurs Mont Préneley-Monl Reuillon, qui le sépare du système de l'Aron. Le nœud orographique constitué par le Beuvray, le Prénelay et le Haut- Folin. est également un nœud hydrographique. Seulement, au lieu de diverger régulièrement de ce centre, tout l'éventail est comme

écrasé contre l'axe Nord-Nord-Est el tronqué par lui1. Ce dispositif donne pour bassin originel à chaque rivière morvandelle une des cuvettes qui s'appuient sur l'épine dorsale du massif. Si elles ne contiennent pas toutes un des cours d'eau les plus importants du réseau, elles sont toutes le lieu de groupement de plusieurs ruisselets el leur collecteur a par la suite une réelle influence sur le tracé de la rivière principale. L'Yonne s'est enfoncée sur l'axe Nord-Ouest dans le dos de terrain qui sépare les cuvettes d Arleuf et de Fachin dont les elllucnts lui apportent les eaux: au Moulin de la cote 5a i pour le

jS Etangs

Profil en long de l'Yonne.

ruisseau de Fachin : au Pont-Charroi pour le ruisseau d'Arleuf . Cet apport lui .1 permis de creuser la grauulile au pied du signal de Château-Chinon. La dénivellation esl de 60 mètres. En réalité, si I ou considère le profil eu long de la rivière. l'Yonne véritable n'est I >;• -> I Yonne officielle, issuede l'étang de la Belle-Perche, mais bien la branche plus orientale dont le lit plus court, mais pins concave, embrasse tous les autres torrents. Le chevelu des eaux dans les cuvettes empêche toute orientation du collecteur principal, tanl qu'il n'en soit pas (fig. 7). Certains coulent en sens inverse de la direction qu'ils prendronl définitivement. On dit dans le pays, et cela est exact, <iuc h' travail d'une journée de pionnier suffirail à faire c<>u-

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