Do Chambure : i.lo, p
l\. Anonyme : 7.?, p. 3 et 1 et Anonyme : rgo, chap. 1.
d'Alligny-en-Morvan près de Champcommeaux, se sont vidés par le même phénomène qui a déblayé la Cuvelle d'Autun à la fin du Pliocène. Le cultivateur n'a eu, plus tard, qu'à drainer les parties restées humides pour créer des prairies d'excellente qualité. Mais la plupart des étangs ont été transformés en cultures par l'exécution de la loi du i!\ Frimaire an III1, qui prescrivait l'assainissement des campagnes. Le département de Saônc-et-Loirc laissa la majorité des nappes d'eau en l'état ; elles étaient d'un bon rapport pour la pèche. C'est ce qui explique que cette partie du Morvan en est encore si pourvue. La Colc-d'Or ne conserva que ce qui était nécessaire comme abreuvoirs ou pour régulariser les rivières ; le tiers des étangs fut desséché et converti en céréales et en prés. La Nièvre transforma activement les pièces d eau du Bazois, dont plusieurs devinrent d'excellents prés d'embouches, mais, en Morvan, elle dut conserver tout ce qui était utile au flottage ; seul, le canton de Lormes l'ut, sous ce rapport, profondément transformé. Dans l'arrondissement d'A vallon, la partie morvandelle comptait 229 arpents en étangs ou marais. On ne put dessécher que S'] arpents, les autres étanl absolument nécessaires pour le commerce « des bois du cidevant Moi vaut, destinés à l'approvisionnement de Paris ». Toutes les Ici ics gagnées furent presque toujours converties en prés. Pendant toul le xix' siècle, sous l'impulsion des forestiers, le mouvement continua ; la région des sources du Cousin, les environs de S;iint-Légcr-dc-Fourclie. le canton de Lucenay-l'Evêque, les cuvettes du Haut-Morvan (principalement celle d'Arlcuf), furent drainés par des rigoles perfectionnées, assainis par tout un système de fossés très profonds qui atteignaient la couche imperméable. Ces modifications mil eu pour effet de changer l'hydrographie de la région et de diminuer la quantité des mortes eaux.
Cependant, elles sonl encore très fréquentes. Il existe dans le bassin de l'Yonne 37 grands étangs envoyant plus de 1 000 mètres cubes à chaque éclusée el dan- le bassin de la Cure plus de î.V. G'esl surtout à l'Est el au Sud du massif ancien que les pièces d'eau -•mi nombreuses. Vu Nord-Est, sur la pénéplaine de Saulieu, ils dessinent une suite de bassins sans écoulement3; autour de Saint-Légerde.-Fourche, sur 5o kilomètres carrés, ■>'\ nappes d'eau s'étendent sur plusieurs hectares, souvent sans affluent ni effluent. L'Argen-