‹ Le Morvan; étude de géographie humaineChapitre 73 sur 232 · An li · texte numérisé non relu

An li

connu, pour l'avoir sondée à plusieurs endroits (la rivière) estre profonde dans le lit naturel de ses eaux de six à sept pieds, et sur plusieurs gués, il n'y a que dix-huit à vingt pouces d'eau. » Par Les grandes sécheresses, le niveau moyen ne baissait guère que de dixhuit pouces « à cause de la quantité prodigieuse des étangs qui tombent dans la rivière ». Par contre, hors Morvan, où elles ne sont pas réglées par des étangs, les hautes eaux sont assez violentespour commettre des dégâts ; en 1727. elles ont détruit une partie des travaux engagés par le propriétaire des usines de Gueugnon. L'ingénieur conclut à la prolongation du canal jusqu'à Autun pour amener à la Loire les bois et les bestiaux du Morvan.

Le régime de l'Arroux est aussi celui de ses affluents (pi. X). A leur début, les étangs ont le même pouvoir régulateur que dans le bassin de l'Yonne. Ils retardent les grandes crues et assurent toujours un certain débit en temps de sécheresse. La Selle, qui roule 2 mètres cubes en temps ordinaire. 18 mètres cubes aux grandes eaux, possède encore o"u. 3^i à l'étiage. La Canche, dont le débit moyen est de 1 mètre cube et de 12 mètres cubes aux grandes eaux, marque encore omo,i73 aux mortes eaux. Au pont des A iollots (en amont de la commune de la Selle) on a constaté en deux heures, après de? pluies diluviennes, 2/1 mètres cubes à la seconde. Au même endroit, par les plus grandes sécheresses, on a mesuré omr.25o à la seconde '.

Les rivières qui vont à l'Aron, dont la plus grande partie du coin s est sur le calcaire, ont un régime beaucoup plus irrégulier. En crue, les débits du Veynon, des Garats. de l'Aron, sont dix fois, plus forts qu'en temps normal. Les crues du Veynon roulent 29 mètres cubes contre om0,2OO ordinairement. L'été, le volume des eaux est très faible, souvent nul. Dans l'hiver 1907. si pluvieux T 1 Yonne et la Cure, sorties à peine de leur lit. n'ont causé aucun dégât, les affluents de l'Aron ont eu de dangereuses inondations. L'Aron, grossi par ses affluents, s'étendait sur plus de cent mètres de large.

L'utilisation de la force hydraulique.

De tout temps, les eaux morvandelles ont été utilisées par les habitants du massif ancien. Les Romains, dont la puissance eolo-

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