‹ Le Morvan; étude de géographie humaineChapitre 74 sur 232 · Anonyme: j2. p. ô · texte numérisé non relu

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nisatrice lut très importante dans celle partie do la Lugdunaise, avaienl cependant détourné les affluents de droite de lionne, l'Houssière, le Reinache, la Montagne, le ruisseau de Vouchot, et les avaient conduits dans l'étang du Tourori. Le canal, visible en deux endroits sur -on mètres et sur i 800 mètres, était profond de 3 à 6 mètres. Il se prolongeait vers Athey-Corcelles par un embranchement, se continuait le long de la Selle et descendait dans la cuvette permienne, où ses restes sont encore très nets, le long de la route d'Autun à Lucenay-l'Evêque, jusqu à l'Arroux. Par la suite, ces travaux furent utilisés pour le flottage. Ils pouvaient fournir une chasse d'eau pendant deux jours : depuis 20 ans seulement. l'étang est abandonné, le canal est vide, les rivières ont repris leur cours naturel.

Au moyen-âge, la force des ruisseaux servit à l'industrie du verre, qui fut assez prospère un moment sur l"ionne et sur le cours inférieur de la Selle. Mais, depuis longtemps, les derniers fours sont éteints el ce n'est qu'au xixe siècle qu'on a essayé d'employer les rivières morvandelles comme force motrice. La grande meunerie a l'ail sans succès1 des essais sur le Cousin, près de sa sortie du Morvan. Près d'Avallon, grâce au resserrement de la vallée, trois moulin-à tan persistent encore malgré la faible portée de la rivière, mais, plus en aval, une usine de produits pyrogalliques a été obligée de fermer. La (aire et l'Yonne, dont le débit plus constant pourrait servira des établissements industriels, sont soumises au flottage à bûches perdues. Les marchands de bois ont eu raison des meuniers. Les ordonnances et les règlements les ont forcés à déménager \ Seule, la petite meunerie, nécessaire aux habitants du pays, subsiste encore. Elle fui longtemps rémunératrice. Aux confins des marges, le métier de meunier était très recherché. En 1287. l'évêque d'Autun se porte acquéreur de la moitié du moulin de Thoisy-la-Berchère pour 68 li\ res en or de \ ienne .

actuellement, l'importance de la meunerie ;i bien diminué. Sur un parcours de ~ kilomètres, le Chalaux ne compte que 1 1 moulin-: l'Yonne jusqu'à Ghaumard, sur 25 kilomètres, en a 3 seulement ; la (aire, entre les Settons el le pont Dupin 3; le Cousin, depuis sa source jusqu'à Saint Ugnan (10 kilomètres), n'en \oil que .">. Il- sonl surtout nombreux jusqu'au bief où le ruisseau devient

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