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— Pour commencer, je vais faire joindre mon dîner au vôtre...
— Monsieur le baron, Barsac et moi, nous avons l’honneur de vous inviter.
— J’accepte. — Surtout, ne ménagez pas les vins capiteux...
— Nous les ménagerons d’autant moins que Bonaray est un gaillard à tête solide, et qu’il viderait une futaille de vin de Bordeaux sans broncher...
— Ayez soin de l’amener par gradations insensibles, grâce au Madère, au Xérès et au Champagne, à cet état d’excitation quasi fébrile qui n’est plus le sang-froid, mais qui n’est pas encore à l’ivresse...
— Nous ferons ce qu’il faudra pour y réussir... et nous y réussirons...
— Ne manquez point, pendant le repas, de me donner comme un beau joueur, comme un homme très-fort à tous les jeux... — piquez au vif l’amour-propre de Bonamy en parlant avec enthousiasme de mon mérite, que vous semblerez croire au moins égal au sien...
— Monsieur le baron ce sera fait et bien fait...
— En quel endroit les parties auront-elles lieu?
— Chez moi, si vous le voulez bien, quoique mon logis soit modeste...
— Où demeurez-vous, chevalier ?
— Tout près d’ici... rue des Bons-Enfants...
— Y a-t-il des cartes, chez vous ?
— En quantité, monsieur le baron... — cartes neuves... caries biseautées... cartes de toutes sortes... rien ne , manque... Songez donc que mon cousin de Barsac et moi nous consacrons la moitié de nos nuits à des études préparatoires et spéciales...
— Bravo, jeunes gens I — répliqua Lascars — avec ce beau zèle et ces travaux consciencieux, vous arriverez, j’en réponds ! maintenant, rejoignez vos convives et annoncezraoi... — Je vous rejoins...
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LE MOULIN ROÜf.E 263