‹ Le Moulin rougeChapitre 47 sur 53 · AD BOIS DE VINCENNES · texte numérisé non relu

AD BOIS DE VINCENNES

Lascars désirait arriver à la rue Culture-Sainte- Catherine avant le second témoin, aGn de se ménager, avec le vieux Talbot, un dernier entretien particulier, mais des incidents inattendus vinrent contrarier ses projets ; — le flacre qui l’amenait se vit arrêté et retardé à deux ou trois reprises par des embarras de voitures, et au moment où ce ûacre entra dans la cour de l’hôtel, le carrosse du comte de Guibray s’y trouvait déjà depuis quelques minutes, à côté du carrosse tout attelé de Philippe Talbot.

Sous le yestibule. Sauvageon salua Lascars, et lui dit :

— Monsieur de La Boisière est dans sa chambre à coucher... — il attend monsieur le baron...

Roland traversa rapidement les pièces deréception et rejoignit le vieillard qui causait avec monsieur de Guibray et avec 1e chirurgien amené par ce dernier.

— Suis-je en retard? demanda-t-il en serrant tes mains de Philippe Talbot qui répliqua :

— Pas encore tout à fait, mon cher baron, mais nous avions hâte de vous voir, car il ne nous reste que juste le temps de nous rendre à Vincennes, et pour rien au monde je ne voudrais me laisser précéder, sur le terrain, par mon adversaire.

Lascars expliqua en quelques mots les motifs de son inexactitude involontaire ; tout en parlant , il promenait ses regards autour de lui avec une profonde attention.

Au bout d’une ou deux secondes d’examen, il eut à réprimer un léger tressaillement ; — il venait de découvrir, placée bien en vue sur un petit bureau de marqueterie, une large enveloppe portant, tracés d’une main ferme les quatre mots sacramentels :

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