ON NE VOIT PAS LES COEURS
recueul de proverbes, par M, Paut Bouncer.
© J’ai la plus respectueuse admiration pour M. Paul Bourget, auteur de romans tels que Mensonges, le Disciple, Un ceeur de jemme, André Cornélis, Crimes @amour, etc., pour M. Paul Bourget, magistral «essayiste » et critique (je relis sans me lasser les Lssais de psychologie contemporaine, la Physiologie de Vamour moderne, Etudes et Portraits). Mais je ne suis point sans opposer quelque résistance 4 M. Paul Bourget écrivain dramatique. Je reprocherais volontiers A des couvres comme le Tribun, le Divorce, ? Emigré (d’un ton distingue, au reste, et parfois si éloquentes) leur armature
bao)
LH MOUVEMENT DRAMATIOUE 447 eee ee
un peu étroite, et de ne communiquer a des personnages qu’une vie arbitraire, sans cesse régentée, dominée, limitée par les idées de auteur. Ces défauts m’apparaissent plus visiblos encore et, si j’ose dire, grossis, appuyés, dans le recueil de proverbes, récemment publiés par l’éminent académicien et que précéde une intéressante préface. M. Paul Bourget y définit le genre méme auquel ils’applique, nous montre comment Carmontelle, Collé, Alfred de Musset, Feuillet aidérant & son évolution, s’ingéniant a transformer une simple saynete en une comédie de moours, voire en un drame pathétique et poignant. « Le proverbe, écrit M. Bourget, relove du théatre, mais tient aussi de 'a nouvelle, et il implique encore un tour d’esprit dogmatique, puisqu’il aboutit volontairement a mettre en lumiére une de ces grandes vérités que l’expérience commune résume dans des adages populaires chargés d’un bon sens ou s’affirme, parfois, toute une philosophie. »
Certes! Mais ce tour d’esprit « dogmatique », les meilleurs auteurs de proverbes s’efforcent de le dissimuler, bien mieux, de Poublier eux-mémes (pendant quils animent, font vivre les personnages), afin de lour laisser toute leur grace, toute leur vivacité, toute Jour liberté humaines.
Hélas | ils n’y parviennent pas toujours. Chez l’amusant Carmontelle, chez le cynique Collé, chez ’aimable Feuillet, la préoccupation, la volonté de démontrer, de prouver quelque chose, de boucler idéologiquement la boucle, si j’ose m’exprimer ainsi, transparaissent ici et 1a, Seul Musset se tire victorieusement do l’épreuve, La « conclusion proverbiale » de ses adorables chefsd’couvre surgit sans qu’on y pense, sans qu’il y ait pensé, lorsque ses héros ont bien fini d’aimer, de soufirir, de vivre pour eux-mémes, lorsqu’ils ont fait la seule preuve essentielle, celle de leur ccour |...
* * OK
Les héros de M. Paul Bourget, il faut bien le constater, se révélent plus soumis a la volonté, 4 ’autorité idéologique et morale de leur créateur, ils ne lui échappent pas assez, 2 mon sens!... De 1a, quelque chose de trop surveillé, de méthodique, de froidement dogmatique dans leurs propos, d’assez arbitraire dans leurs agissements, de spécieux dans leurs réactions sentimentales. On sent que de tels étres ne demanderaient qu’a s’évader, a vivre librement, 4 poursuivre une mouvante et aventureuse destinée. Hélas! ils ne le peuvent pas, dépendent d’un maitre tout-puissant, qui leur impose sa régle, sa loi, et se sert d’eux a son eré, sans méme les consulter, et pour le triomphe final de sa cause.
Ainsi, dans On ne goit pas les ceeurs (c’est le titre du premier proverbe), tous les personnages : un mari, sa femme, une petite belle-sceur, semblent « jouer a s’ignorer », & se méconnaitre, pendant des années, jusqu’au moment précis ou lauteur décréte que leur ignorance doit prendre fin. Alors, la petite belle-sceur a une explication avec son beau-frére, implore son secours (elle veut épouser un jeune homme, et sa famille lui en impose un autre pour des raisons pratiques), et le beau-frére se montre si tendre, si compréhensif, si bienfaisant, que sa femme, méfiante, hostile, le découvre, tandis qu’il la découvre luiméme! Et ils tombent dans les bras l’un de l’autre, connaissent enfin leur coeur. L’étrange est qu’ils aient tellement attendu pour le connaitre, que sept ou huit années de leur vie conjugale, intime, quotidienne, ne le leur aient pas révélé !
Mais venons au deuxiéme proverbe, la Vérité délivre. Peut-étre, en effet, délivre-t-elle parfois (pas toujours) celui quila proclame, mais ne risque-t-elle pas de vouer a des tortures, 4 des souffrances nouvelles, et plus cruelles, celui ou celle qui la recoit en plein coeur? M. Paul Bourget n’envisage pas cet autre aspect du probléme, et voici comment il résout le petit théoréme sentimental par lui posé. Un mari, Pierre Vaucroix, revient de la guerre (il y fit héroiquement son devoir), retrouve sa femme, ses enfants, sa maitresse. Mais purifié, il a peine a renouer avec elle et se rapprocherait volontiers de sa compagne légitime. Or celle-ci n’ignore rien de l’infidélité de l’époux, elle s’est tue par noblesse, par devoir, par pudeur. Acceptera-t-elle, aujourd’hui, le honteux partage ? Non! Elle arrache a son mari Vaveu redouté, lui conte ses souffrances, ses tortures silencieuses, et Vaucroix abandonne sa maitresse, se consacre désormais a son foyer, heureux, soulagé d’avoir tout avoué, Peut-étre (je pose timidement, respectueusement, la question 4 M. Bourget), peut-étre son héros serait-il moins soulagé, moins heureux (et méme plut6t embété) s’il aimait encore passionnément, profondément son amie! Et, dans ce cas, se sentirait-il « délivré » par la vérité ou ne regretterait-il pas plutét l’équivoque passée ?...
Dans Trop de reméde est un poison (la piéce fut représentée au Thédtre Saint-Georges), Pécrivain plaide sa thése avec tant d’ardeur, de conviction passionnée, qu’il ne s’apercoit point qu’elle « se retourne » en quelque sorte contre lui, au dénouement. Je m’explique, Un ayocat, M. Armand Chauvelin, ayant recueilli, fait instruire, le fils de deux serviteurs corses, les Andriani, transforme son protégé en un petit monsieur dédaigneux, méprisant pour sa mére. Qu’est-ce que cela prouve, me.direz-vous ? Que l’avocat n’a pas eu la
120 LE MOUVEMENT DRAMATIOUE
ee
main heureuse, que le joune Andriani fait montre d’tne bien vilaine ingratitude? Mais M. Bourget voit plus loin, plus haut, et n’hésite pas a « généraliser », D’apres lui, en déracinant un adolescent, lisez : en l’affinant, en Vinstruisant, loin de ses rustiques parents, on fait le malheur d’une famille. Bien mieux, on provoque les pires catastrophes. Une catastrophe s’abat, en offet, sur ’avocat Chauvelin. Son domaine flambe ! Qui done a mis le feu? Un chemineau que l'on a soupoonnid, acousé et arrété ? Non! La mére Andriani elle-méme lL... Oui! Pour punir Chauvelin d’avoir fait éduquer son fils devenu tn étranger, elle se mue en incendiaire | Conclusion : laissez les enfants des villages 4 leur mére... et dans I’ «inculture »! Mais elle, la mére, y est demourée, dans I’ «inculture »! Et pourtant elle a commis un crime abominable! Alors ? Eh bien, alors, pout-dtre vaut-il mieux s’instruire, s’afliner, se civiliser; cela vous | aidera un jour, qui sait | 4 vous dompter, a dominer vos pires instincts, 4 ne pas incendier une propriété par basse et absurde vengeance |... Est-ce odla que M. Bourget a voulu nous prouver ? Je n’oserais le protendre. Mais je ne mentais point, vous le voyez, en affirmant que la conclusion du théoréme démentait la proposition initiale, et le vrai titre de 7vop de remede est un poison, ce serait plutét : Qui veut trop prouver ne prouge rien... ow prouve le contraire!... 4
La meilleure comédie du recueil a pour titre le Soupgon. Cette fois, nous nous trouvons en face d’une ceuvre véridique, sensible, humaine, et o& une mére bourgeoise, Mme Lavergne, résolue & ne jamais recovoir Ja femme de son fils Philippe (une mattresse épousée, mére elle-méme de deux enfants), finit par lui ouvrir les bras. Pourquoi ? Parce que Mme Lavergne apprend que Philippe la soupgonne d’avoir eu un amant, parce qu’elle en souffre et he veut pas que la bru légitime
subisse, de la part de ses deux petits, pareille humiliation et pareille souffrance. Ici nulle thése (proverbiale ou moralisatrice) planant, pesant sur les personnages, les détournant de la vie, mais des étres moyens qui se méconnaissent, se torturent et puis se rejoignent, selon une-logique naturelle, humaine, et parce que leur coeur éclaire soudain leur raison. Ce petit acte modeste, discret, d’un ton si délicat et si juste, m’a touché et ravi. I] mérite d’oceuper dans le volume une place de choix, j’éerirais volontiers une place « & part ».
15 novembre 1929.
THEATRE, CINEMA ET FILMS PARLANTS. — LE THEATRE ETRANGER EN FRANCE. — LA QUESTION DE LA COMEDIE-FRANGAISE. — LE DEBUT DE LA SAISON DRAMATIQUE A PARIS.
Comment, au début de cette chronique de « rentrée», avant méme de vous parler des nouvelles — productions dramatiques, ne point aborder la question 4 l’ordre du jour, et qui forme l’objet de tant de préoccupations, le sujet de tant de conversations dans les milieux mondains, artistiques, populaires aussi : la question des films parlants ou talkies. Depuis cing ou six mois, le mot, le petit mot est sur toutes les lévres. On se plait orgueilleuse-— ment a le prononcer, d’un air détaché, habitué; car cela signifie qu’on se tient au courant des récentes mventions cinématographiques, que rien — d’inédit ne saurait nous surprendre, que l’on est & — la page, enfin! Et déja le probléme des talkies (films parlants), ou des films sonores tout court, a inspiré d’innombrables articles, études, etc. En vérité, non seulement on ne parle que de cela, mais on D’écrit que de cela !
¥ 2 eee ged
424 LE MOUVEMENT DRAMATIOQUE
Bien entendu, les uns prénent |’invention nou-
velle, Padoptent d’enthousiasme, sans discussion,
y voient un bouleversement, un progrés indéniables de Vart cinématographique.
Les autres, en revanche, formulent des réserves, et assez sérieuses, s’avouent plutét décus par les premiéres expériences réalisées, attendent, escomptent, exigent des perfectionnements. Quoi qu’il en
soit, nul ne demeure indifférent, et l’un des plus - gualifiés parmi nos collaborateurs, M. René Bizet, poussait récemment, un cri d’alarme, en présence des innombrables films parlants américains si médiocrement concurrencés jusqu’a ce jour par jes nétres. De méme, et se placant 4 un autre point de vue M. Pierre Brisson dans un feuil-. leton du Temps, M. Gabriel Boissy dans une vibrante chronique de Comedia, Mme Gérard d@Houville, critique si harmonieusement clairvoyant de Figaro, s’efforgaient d’étudier les conséquences sociales, littéraires, artistiques, des films parlants, et comment ils risqueraient d’influencer le théatre en bien ou en mal. Cependant qu’a VEcho de Paris M. Paul Gordeaux ouvrait une intéressante enquéte sur le méme sujet et a laquelle répondirent de nombreuses personnalités
* * Ok
Pour ma part, je n’hésite pas 4 me rallier 4 ceux - que les talkies n’ont point encore gagnés a leur cause, je vais m’efforcer de vous dire pourquoi.
SC oeN Laie U Pet? tak. ai
ee LE MOUVEMENT DRAMATIQUE A295
Oper aS Stags NO AD ate ee Je n’insiste pas, je ne yeux pas insister (ce serait lA un argument trop facile) sur la médiocrité, V’indigence des premiers films qu’il nous fut donné — de voir et d’entendre : cette absurde Chanson de. Paris (avec un Maurice Chevalier, dont toute la grace légére, la tendre et gouailleuse malice si Spontaneées, se figeaient a étre ainsi fixées, une fois pour toutes, sur l’écran), cette Broadway Melody, d'un sentimentalisme béta. Ils défient toute discussion, échappent a toute critique, par leur excessive niaiserie. Mais je crois que méme de plus heureuses réalisations me géneraient, me choqueraient encore, et ¢’est le film parlant « en soi » dont, jusqu’a nouyel ordre, je m’obstine a nier Vagrément, dont je ne yois que les dangers.
Lesquels ? Voici, Il me semble que l’inyention récente, pour se réclamer de deux arts différents et méme opposes, bien souvent : théaire, cinéma, leur nuit 4 tous deux et sans profit pour elle-méme. Le cinéma (j’entends le cinéma muet) emprunte au silence une grace, une puissance, une poésie (oui, une poésie) évocatrices, Suggestives. Devant un beau film muet, nous sommes séduits, grisés, entrainés par une succession d'images, transportés miraculeusement dans un monde étrange, un peu mystérieux, et ou les person- — mages n’ont besoin que d’un geste, d’un regard, pour provoquer notre intérét, notre émotion, au-
‘sh ui { iy I q ‘ ; \
CEE ee ee eee a eee
trement, et. bien mieux quils ne le feraient par des mots et des phrases. Les auteurs de bons films, de films artistes, le savent bien, qui évitent le plus possible de les projeter sur Vécran, ces mots et phrases, toujours un peu niais et superfétatoires, et confient aux interpretes le soin de tout nous faire comprendre sans parler. Car le vrai acteur de ciné (comme jadis le bon mime) narticule pas des mots, il estompe, dessine des gestes, si-j’ose dire; il vit, mime, réve « autour »
-d’un sentiment, d’une passion, d’une idée (et nous
donne a réver). Ilne traduit pas directement, il évoque, suggére, comme je Vécrivais plus haut; et voila bien, je crois, la caractéristique de son art, de Vart cinématographique muet, et par quoi il se sépare, se différencie de art dramatique, ot le texte demeure, demeurera toujours Vessentiel, en
dépit de certaines allegations. Texte pensé, écrit
au préalable par Vauteur, mais pour résonner, reviore, refleurir ensuite chaque soir grace aux interprétes, aux créateurs, qui doivent en effet le recréer, lui communiquer une vie nouvelle.
Or cette vie, Pinterpréte des films parlants, dont la parole, Vaccent sont saisis, enregistrés, ne peut guére nous la communiquer; il perd ainsi ses plus, précieux avantages (ceux qui naissent, qui jaillissent du contact quotidien et renouvelé entre lui et le public, de cette fiévreuse et fructueuse complicité créée chaque soir). Que lui reste-t-il ? En vérité bien peu de chose | Au surplus, et jusqu’é ce que de nouveaux progres techniques soient réalisés, acteur des films parlants nous donne Pim-
re aa SMe ane 8< SV cA eI oR ED OES SR
pression qu'il parle ou plutét rugit dans un verre de lampe, et cette déformation, ce grossissement de la voix humaine nous choquent davantage en-— core lorsque c’est une voix de femme qui se fait entendre, une voix tendre, timide, frémissante d’amour, souvent. Mais revenons au fond méme du débat, je veux dire a ce compromis (assez facheux 4 mon sens) créé par le film parlant, lequel se dépouille — pas tout a fait, mais aux trois quarts — de ce qui faisait la grace, la force, la magie suggestive et poétique du cinéma muet, et n’emprunte a l’art dramatique que des « bouts de dialogue » nécessairement rapides, sommaires, dépourvus de toute signification, de toute valeur littératre ou humaine, et dont le plus sir effet est — jusqu’a présent du moins — de ralentir V’action, de faire longueur, de nous détourner momentanément et sans profit de ce qui nous plait tant au cinéma (la belle et mystérieuse succession des images, des gestes évocateurs) pour nous donner gau- — chement l’illusion que nous sommes au théatre!... Mais} avec le film parlant, nous n’y sommes pas, nous n’y serons jamais. Et j’avais done raison de vous dire que le talkie, compromis batard entre deux arts (le cinéma, le théatre), leur nuisait a tous les deux, sans profit pour lui-méme.
Tel n’est pas cependant l’avis de certains de nos coniréres. Dans un feuilleton du Temps (j’y faisais
Nene ee ea een ee ce eee ears ane ee ac i RET MET)
allusion tout A Vheure), M. Pierre Brisson écrit : « Quoi qwil arrive, le film conserve sa vie propre ! Sonore ou parlant, le cinéma reste une imagerie, il yaut par le choix, la composition et l’art des images. Un scénariste userait bien pauvrement des moyens matériels qu’on lui offre sil s’attachait a faire dialoguer dans les limites du décor théatral quelques personnages de comédie.
« Il sétablit dans un domaine intermédiaire encore inexploré et dont nous ne pouvons soupconner l’importance et l’étendue. »
Et M. Brisson ajoute : « Les prérogatives de [’éertpain, quoi qu'il arrive, restent hors de cause. Le thédtre ne vit que par le livre. La vraie littérature (M. Brisson entend la vraie littérature dramatique) ne peut sortir de ces débats qu avec des forces accrues.»
Je suis bien éloigné, hélas! de partager loptimisme de notre jeune et distingué confrére. Déja le cinéma, le cinéma muet eut sur le théatre une influence dont celui-ci n’a guére bénéficié, et nous avons vu, depuis quelques années, nombre de picces plus cinématographiques que littéraires, humaines, et dont les auteurs, pour lutter sans doute contre l’écran envahisseur, réduisaient le texte au minimum, dialoguaient de fagon bien sommaire, bien rapide, comme au raccourcl,
\s’adressant moins 4 notre coeur, a notre intelli-
gence, qu’a notre curiosité, & notre agrément - visuels; semblaient donc instaurer a V’avance, et sans peut-étre s’en rendre compte, le film parlant.
Que sera-ce lorsque ce dernier triomphera un peu
sa NETL LEA COBSND: LAN i ae SN eae PROM AS partout ? Et ne devons-nous pas craindre que !’art dramatique, le vrai, celui qui vit par le livre, pour reproduire les termes mémes de M. Brisson, se trouve entrainé, contraint 4 vivre par l'image aussi, par l’image surtout, et n’accorde plus au texte, au dialogue, qu’une importance de plus en plus secondaire et limitée ? Pour ma part, je le redoute fort. Mais je peux me tromper, et je le souhaite! Attendons! L’avenir seul nous fixera sur ces points’,
Et me voici entrainé, tout naturellement, & vous
parler d’une autre question (subsidiaire, en quelque
sorte), mais dérivant de la précédente : l’afflux des piéces étrangéres & Paris, et singuliérement des piéces américaines. Une véritable offensive s’est
déclenchée contre ces derniéres et nous valut d’in-
nombrables articles, encore, nombre d’enquétes
destinées a tater opinion des gens de lettres et du
public. La plupart des «enquétés» ont répondu de facgon assez vague, assez incertaine, et il est assez malaisé, en effet, de conclure nettement dans un sens Ou dans l’autre.
Si quelques piéces étrangéres (américaines, anglaises, allemandes) importées chez nous n’offraient
guére dintérét, en effet, accusaient une puérilité