‹ Le mouvement litteraire contemporain (volume 2)Chapitre 29 sur 69 · I. Maître Guérin · texte numérisé non relu

I. Maître Guérin

100 Li: MOI VKMKNT LITTERAIRE CONTEMPORAIN.

saniincnt opposée à Séraphine ', Maximilien, type du u jeune homme pauvre *; » chez Dumas, Nanjac, roHicier oaïuHde ^, Gérard, Tingénieur fervent et cliasle \ mislress Clarkson, la vierge du mal ', Monlai^lin, le mari clément, auguste et bénisseur ^ Canla^nac, le mystérieux agent de je ne sais quelle société occulte formée pour l'exploitation du génie ", Nourvady, le nabab romantique, l'Antony millionnaire, le ]\lonle-Cristo féru d'amour ^ Tous ces personnages, les uns plutôt romanesques, les autres plutôt mélodramatiques, ont été visiblement faits « de chic » el ne doivent rien à l'observation de la réalité.

Ce ne sont pas seulement les personnages, le style, l'action, qui sentent le « théâtre », c'est aussi la morale. Aubier et Dumas lui-même ne se hasardent ^iière à mettre en scène la vie réelle dans ce qu'elle peut avoir de bas et de laid. Et surtout Tun et l'autre, Au<>ier principalement, perpétuent des conventions surannées, lesquelles, du reste, ne furent jamais conformes aux nucurs sociales. Voit-on ailleurs que sur les planches un garçon sans fortune, mais d'avenir, faire tant de difficultés pour épouser une héritière? ou bien le (ils d'un failli croire que la société le repousse, cpi'il lui faut cacher au désert une vie couverte d'opprobre? Le théûtre a sa morale. Plus

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