Id.^ Enquête sur l'évolution littéraire, p. r.o
ps de plus profond dans Tûmc humaine. Or, , là justement le domaine particulier de la poésie bolisle. Aussi emprunte-t-elle à la musique ses ens et ses effets. Quand on veut « suggérer » ( évoquer », on emploie les mots non seulement me des signes logiques, mais aussi comme des > et presque comme des notes, our ôtre un poète symboliste, il n'est pas néces- ?i de faire proprement ce qu'on appelle des syms, il suffit d'exprimer les secrètes correspondes des choses avec notre âme. Mais une poésie a ces correspondances pour objet sera le plus irent symbolique, car, dès que nous les suivons r quelque teneur, elles revoient la forme du bole.
u'esl-ce donc que le symbole? Distinguons-le de omparaison et de l'allégorie. Tandis que la comûson envisage deux termes en les maintenant gnés l'un de l'autre, le symbole associe ces X termes intimement, et, pour mieux dire, les fond. Quant à l'allégorie, elle se rapproche jcoup moins du symbole que de la comparaison ne ou de la métaphore. A l'idée déjà conçue
l'esprit d'une façon purement abstraite , elle erpose ou substitue une image tirée du monde TÎeur; elle n'est guère, par suite, qu'une compaon ou une métaphore systématiquement prorée. Le symbole est tout autre chose. Il éclôt, 3 réflexion, sans analyse, dans une âme simple
ne distingue môme pas entre les apparences érielles et leur signification idéale. Sans doute,
et constitue son originalité distinctive? Le sens et le goût du mystère. Ne parlons pas de ses symboles. 11 en a beaucoup fait sans doute; et même les pièces dont le Journal d/un poète nous donne l'ébauche en prose ont presque toutes une forme symbolique. Mais rien de commun entre des poèmes comme la Bouteille à la mer * par exemple ou la Mort du loup ^ et le symbolisme moderne. Si Vigny doit être regardé comme un précurseur de la jeune école, il le fut par son idéalisme mystique, par sa prédilection naturelle pour le rêve. « Ce qui se rêve, disait-il, est tout pour moi. » On trouve chez lui beaucoup de vers, imprécis à la fois et pénétrants, dont la valeur musicale dépasse leur sens logique. Et ces vers répondent à une conception de la poésie qui annonce déjà nos symbolistes.
Quant à Baudelaire, il fut le théoricien de ce qui s'appelait, voilà quinze ou vingt ans, le décadentisme. Mais, si le poète des Fleurs du mal ne ressemble guère au chantre d'Eloa, sa mysticité, quelque part que Ton y fasse au « satanisme » ou à la charlatanerie, ne lui on inspire pas moins, çà et là, des alexandrins qui ont une singulière force de suggestion. Parnassien, du reste, par la solide carrure de sa forme, ce qui rapproche surtout Baudelaire du symbolisme, c'est qu'il a, comme dit Théophile Gautier, « le don de correspondance ». Citerons-nous les deux premières strophes d'une pièce bien connue qui servit souvent d'épigraphe aux œuvres de la nouvelle école?