‹ Le mouvement littéraire contemporainChapitre 18 sur 76 · Le Roman d'un enfant · texte numérisé non relu

Le Roman d'un enfant

ses désirs, de ses tristesses, de ses pressentiments obscurs, de ses furlives réminiscences, de tout ce qui le séduit et le trouble dans son inquiet eflbrt pour ressaisir, comme il dit, l'antérieur des durées ou pour anticiper sur l'au-delà.

M. Anatole France définit la critique * une espèce de roman : nous pourrions définir ses romans une espèce de critique où il raconte « les aventures de son âme ». Sans parler de livres tels que le Jardin d'Épicure ou les Opinions de Jérôme Coignard, qui ne rentrent dans aucun genre déterminé, qui n'ont même aucun cadre, ceux qu'il nous donne sous le nom de romans sont tantôt des impressions d'enfance, rappelées au hasard de ses souvenirs, tantôt quelque mince anecdote qui lui sert de prétexte pour tracer l'aimable et maligne figure d'un vieil érudit, tantôt, comme dans les quatre volumes qu'il a réunis sous le titre à' Histoire contemporaine, une série de chroniques à peine rattachées par un léger fil. Entre toutes ses œuvres, le Lys rouge a seul la forme d'un roman; mais, si la partie proprement romanesque y est plus étendue que dans les autres, ce qui en fait le principal intérêt, ce sont des épisodes qui n'ont point de rapport avec le sujet même ou de simples conversations qui pourraient se transporter n'importe où.

Maintes qualités du romancier manquent à M. Anatole France. Il invente peu, et lui-même l'avoue de

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