‹ Le mouvement littéraire contemporainChapitre 35 sur 76 · Cf. la préface de la pièce · texte numérisé non relu

Cf. la préface de la pièce

venlions indispensables. Les naturalistes ne prétendirent jamais s'y soustraire. Mais, des conventions essentielles à toute œuvre théâtrale, ils distinguaient celles qui ne se fondent point sur la nature même du genre, qui n'ont rien de nécessaire ni de fixe, qui varient avec les temps, avec les mœurs, avec les préjugés sociaux ou littéraires; et ce sont ces conventions-là dont ils voulurent libérer la scène. Or, les auteurs et les critiques de l'ancienne école s'autorisaient des unes pour imposer aussi les autres. Dans sa préface de V Étrangère^ Dumas remontre doctoralement à M. Zola que le théâtre n'est pas le roman, que la réalité ne peut être mise telle quelle sur les planches, que, d'ailleurs, les plus intransigeants naturalistes sont bien forcés de recourir au Irompe-l'œil, et que l'AssommoiV par exemple nous montre, non pas Coupeau lui-même tombant de l'échafaudage, mais « un modeste mannequin ». Comme si, parce que Coupeau ne se casse pas vraiment la jambe, c'était une raison pour négliger, quant à tout le reste, la vérilc du milieu et des accessoires! Comme si, parce qu'il y a des choses que l'on dit ou fait dans la vie réelle et qu'on ne peut dire ou faire sur la scène, c'était une raison pour prohiber, au théâtre, la représentation du laid et du mal! Le naturalisme voulait s'affranchir de conventions gratuites et vieillies : on lui répondait en alléguant les lois mêmes du genre.

Parmi tous les critiques qu'il eut à combattre, ie plus redoutable fut Francisque Sarcey. Le solide

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