American Journ. of PsychoL, 1900, XI
grands chez d'autres, que s'ils avaient volontairement murmuré ces paroles. Les personnes dont le larynx était immobile pendant qu'elles s'imaginaient parler, le gardaient immobile aussi pendant qu'elles murmuraient volontairement.
Féré ^ a suggéré à un sujet hypnotisé l'hallucination auditive de la lettre L prononcée, et il a trouvé que la langue du sujet faisait réellement les mouvements articulatoires nécessaires à la prononciation de l'L ; et lorsque la langue était empêchée de faire ces mouvements, l'hallucination cessait. Il ajoute : « J'appelle particulièrement l'attention sur ce fait, qu'en s'opposant aux mouvements qui accompagnent une représentation mentale, on peut supprimer cette représentation. »
Des expériences semblables ont été faites sur des sujets normaux, par T. L. Smith "^ et par Breese\ Ils défendaient au sujet d'articuler des syllabes ou des noms, et ils déterminaient 1- effet de cette défense sur le pouvoir de mémoriser les syllabes ou les noms. Dans ses expériences, Smith montrait à son sujet des syllabes imprimées, mais ne présentant aucun sens, et il l'empêchait de les articuler, en lui faisant répéter sans cesse les chiffres un, deux, trois, un, deux, trois, ce qui avait pour effet d'augmenter la difficulté qu'éprouvait le sujet à mémoriser. Il a été prouvé que cet effet n'était pas du simplement à ce