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I. Archiv fiir (Anat. u.) PhysioL, 1889. Sup, Bd., i

sensation de tension est certes difl'érenle de la sensation de poussée, mais toutes deux sont apparentées et il y a encore d'autres sensations qui leur sont similaires, mais non pas identiques. Que Ton observe par exemple les sensations qui résultent des efforts faits sur la jointure des épaules dans différentes directions. Lorsque les surfaces articulaires sont tendues séparément, naît un certain genre de sensation ; lorsqu'elles sont poussées ensemble, un autre genre apparaît et si Ton soulève un poids lourd de côté, l'effort latéral donne naissance à un troisième genre de sensation. Ces trois genres de sensations peuvent être perçus aussi au coude et aux jointures des doigts, et en plus un quatrième, causé par la tension en arrière de ces jointures. Puisque les conditions de l'effort nécessité aux jointures sous ces quatre manipulations sont différentes, il est possible que dans chaque cas il y ait des organes sensoriels différents qui soient stimulés. Mais on serait à peine justifié de parler de quatre genres simples et distincts de sensation, car la similitude entre eux est trop grande.

Il y a cependant une autre sensation de résistance, qui est suffisamment différente des autres, pour pouvoir être classée à part ; c'est Golscheider qui l'a d'abord indiquée. On i)ourrait l'appeler sensation de heurt ou de choc ; elle résulte de la résistance soudaine, GoLOSCHEroER l'a remarquée pour la première fois en touchant des objets solides avec une baguette tenue à la main. A chaque impulsion, un choc était perçu, et cette sensation se rapportait subjectivement à l'extrémité de la baguette. Ici, notre

localisation subjective semble nous faire faute ; cependant, elle ne nous manque pas entièrement, car la référence naïve de la sensation à l'extrémité de la baguette n'exclut pas la localisation subjective plus attentive du choc dans la main. Et si le choc est très violent, il est facilement ressenti comme intéressant la main.

Un autre cas dans lequel on sent cette sensation est très curieux*. Si un poids est suspendu par une ficelle à une extrémité d'une baguette mince, pendant qu'on tient l'autre extrémité à la main, et que le poids soit abaissé jusqu'à ce qu'il touche un support quelconque, au moment du choc on perçoit une sensation de résistance, comme si la ficelle était raide et arrêtait la descente de la main. La sensation peut de même être rapportée à l'extrémité de la ficelle. Il n'est pas difïicile de démêler la cause de cette sensation paradoxale. La descente de la main est empêchée ; elle s'arrête d'une façon saccadée et peut rebondir un peu. L'arrêt est causé par les muscles qui ont partiellement supporté le poids pendant qu'on le baissait graduellement; lorsque le poids est tout d'un coup supporté par un objet extérieur, la force de ces muscles réagit soudainement sur la main.

Une sensation pareille de choc a été remarquée par Du Bois-Reymond ^ en dégageant soudainement un élastique qu'il avait tendu entre ses mains. Le choc est fortement perçu au coude.

Quant à l'endroit d'origine de ces sensations, on peut dire que c'est une sensation cutanée de choc

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