‹ Le mouvementChapitre 110 sur 184 · Ibid., p. 45o · texte numérisé non relu

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scientes de ces mouvements, mais elles n'étalent pas en état de les empêcher.

Il y a beaucoup d'autres cas, dans lesquels le mouvement résulte de toute autre idée que Tidée du mouvement. Par exemple, un mouvement de la main vers un point donné de la peau n'est pas déterminé simplement par la pensée de ce mouvement, mais beaucoup plus par une démangeaison réelle ou imaginaire sur ce point. On se détermine à quitter son lit, non seulement en fixant son attention sur les mouvements nécessaires à ce résultat, mais en pensant à quelque chose d'important que l'on doit voir ou faire en se levant. Dans certains cas, plus nous accordons d'attention à un mouvement, moins il est énergique et exact. Nous avons vu dans un chapitre précédent* que l'attention accordée à un mouvement pouvait l'affaiblir et l'arrêter. '

Les mouvements de l'expression faciale ou de la gesticulation ne sont pas excités par la pensée de ces mouvements, mais par les idées, les émotions ou les sensations dont ces mouvements sont l'expression ; ce qui est démontré par le fait que ces mouvements sont souvent inconscients. Ces mouvements en vue de la parole ne sont pas excités seulement par la représentation kinesthétique des mots, mais aussi par la perception auditive ou visuelle des mots, ou par une sensation quelconque des objets correspondants. L'émission du mot peut résulter de la sensation d'un autre mot, comme une citation, qui une fois commencée, est continuée automatiquement. Les mouvements en

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