‹ Le mouvementChapitre 111 sur 184 · I. Voir plus haut, p. io · texte numérisé non relu

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vue d'écrire ne sont pas évoqués, du moins pas toujours, et je ne crois pas ordinairement, par la conscience prémonitoire du toucher des doigts en écrivant, mais par les idées auditives, visuelles ou articulatoires des mots.

Une objection que Ton pourrait faire, c'est que ces autres idées peuvent donner naissance à des mouvements, par l'intermédiaire des idées de mouvement. L'idée de mouvement serait alors l'idée immédiatement antécédente du mouvement, et l'autre idée agirait indirectement, par association. Ces idées intermédiaires du mouvement peuvent-elles être découvertes introspectivement ? C'est là la question d'intérêt psychologique, et les réponses sont différentes : certains expérimentateurs ont déclaré avoir trouvé ces idées intermédiaires et d'autres non. Il est très possible que les individus diffèrent là-dessus ; mais il semblerait qu'il serait opportun de dire que « l'état mental étudié n'est pas nécessairement conscient de luimême, comme le psychologue en est conscient * ». Le fait que, en accordant de l'attention à un mouvement et en l'exécutant délibérément, on peut avoir une conscience motrice prémonitoire de ce mouvement, ce fait, dis-je, ne prouve pas que celte conscience motrice est présente dans l'expression prompte et instinctive d'une idée. Au contraire, le fait que beaucoup de personnes sont incapables de découvrir l'idée intermédiaire de mouvement, est une preuve évidente que les mouvements peuvent être l'expression directe d'autres idées.

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