I. James. Principles of Psychology^ I
fORCE MOTRICE DES SENSATIONS ET DES IdÉES 287
On peut interpréter cette question physiologique^ ment. Le parcours nerveux d'une stimulation donnée, sensationnelle ou émotionnelle, vers l'origine des nerfs moteurs, n'a pas besoin de passer à travers la portion du cortex, qui a affaire avec les représentations des sensations du mouvement : il peut arriver directement au cortex moteur. Il est vrai que Bastian* et beaucoup d'autres auteurs considèrent le cortex moteur comme le centre essentierdu sens musculaire et de la représentation kinestliétique. Ils pensent que l'activité de l'aire du bras donne naissance, en même temps que la stimulation des nerfs moteurs , à la sensation prémonitoire du mouvement du bras. Cette opinion n'est pas prouvée. D'après les données actuelles de la science, il semble plutôt que les aires kincsthétiques quoique près des aires motrices, ne coïncident pas exactement avec elles.
Quoi qu'il en soit, la physiologie du cortex prouve qu'il y a certains cas où le mouvement est créé par des impressions sensorielles conscientes, sans l'intervention d'une aire kinestliétique. Los mouvements conjugués des yeux peuvent être obtenus de trois aires distinctes : la motrice, la visuelle et l'auditive. Et les aires visuelles et auditives n'agissent pas à l'aide de l'aire motrice (et peut-être kinestliétique). On peut obtenir les mouvements des yeux de l'une de ces trois aires, après que les deux autres ont été extirpées" . (Ihaque aire est ap|)aremment en commu-
1. Voir les œuvres de Rastian, passim, et spécialement Brain, 1887, X, i.