‹ Le mouvementChapitre 113 sur 184 · SciiÀFER. Internat. Monthly Journal of Anat, and · texte numérisé non relu

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nication directe, à Taide de fibres descendantes, avec les corpora quadragemina antérieurs, dont les fibres sont rattachées aux nerfs moteurs de l'œil.

Les mouvements des yeux obtenus en stimulant Taire auditive sont accompagnés de mouvements tournants de la tête et de picotements dans les oreilles. Ils représentent la réaction normale à un son venant d'une certaine direction, réaction qui est donc obtenue directement parle ^n, sans l'intervention de l'image kinesthétique.

Les mouvements des yeux obtenus en stimulant l'aire visuelle représentent la réaction normale à la lumière venant d'une certaine direction. La lumière qui vient de gauche, ou en d'autres mots, un objet brillant placé du côté gauche du champ visuel, stimule le côté droit des rétines, qui sont en communication avec le cortex occipital droit. En stimulant ce cortex, on produit des mouvements conjugués des yeux vers la gauche. Cela représente la réaction normale des yeux, par laquelle ils se tournent vers l'a source de lumière, et en transportent l'image des périphéries de la rétine vers le centre, le point de la vision claire. Bref, le mouvement des yeux vers un objet brillant ou en mouvement, vu en vision indirecte, est une réaction au travers du cortex visuel et n'entraîne l'action d'aucune aire kinesthétique. Selon toute probabilité, le mouvement des yeux qui résulte, lorsqu'on pense à un objet que l'on peut voir, agit aussi à travers le cortex visuel, et non pas à travers quelque centre

PhysioL, 1888, V, i/ig ; el aussi Textbook of Physiology, 1900, II, 749.

kines thé tique. Nous pouvons donc nous appuyer autant sur la psychologie que sur la physiologie pour affirmer que les mouvements résultent parfois directement d'idées autres que les idées des mouvements.

J'irais encore plus loin : je dirais que l'on ne peut admettre que d'une façon vague et générale, que l'idée de mouvement donne naissance au mouvement. L'idée de mouvement, considérée comme un tout, peut donner naissance au mouvement considéré comme un tout, mais les parties constituantes du mouvement ne naissent pas des idées de ces parties. Admettons qu'il y a une sensation vague et prémonitoire du mouvement ; elle ne représente certainement pas le mouvement d'une façon équivalente, pas plus que les sensations qui en résultent ; nous nous sommes déjà expliqué là-dessus dans un chapitre précédent *.

L'idée de mouvement — au sens que lui donnent ceux qui disent qu'un mouvement conscient résulte de sa représentation mentale — consisterait en sensations reproduites du mouvement. Si l'idée d'un mouvement donne naissance à ce mouvement, il semblerait que la sensation qui résulte d'un mouvement devrait donner aussi naissance à ce mouvement : ce qui est impossible. L'effet immédiat d'une sensation d'une partie du corps en mouvement peut être de modifier le mouvement, en le prolongeant ou en le modérant, en en augmentant ou en en diminuant la force, en lui substituant une autre mouvement, mais ne répète pas les mêmes phases élémentaires du mouvement qui ont donné naissance à la sensation. La

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