I. Psychol, Reviewy 1896, III
ments étaient commencés volontairement, ils tendaient à continuer d'eux-mêmes. Si une certaine forme du mouvement était répétée volontairement plusieurs fois, elle pouvait continuer parfois, même si l'attention était distraite. Pour commencer le mouvement, la stimulation pouvait être sensorielle, comme la perception d'un malaise. Il existe probablement cliez les sujets normaux une tendance à faire des mouvements faibles, en réponse à une sensation faiblo ; mais si Tattenlion n'est pas absorbée d'un autre côté, ces mouvements sont, ou bien prohibés, ou bien chargés de conscience. « lUen n'est plus diilicile que de laisser se continuer de lui même un mouvoniont dont nous sommes conscients. »
Dans ces expériences, la main écrivait souvent des mots qu'on lisait au sujet ; cet acte n'était pas intentionné, le sujet n'en étant conscient qu'après qu'il Favait exécuté.
On essayait alors une forme bien plus développée d'automatisme. Pendant que le sujet était absorbé par son histoire, une autre personne lui lisait des passages peu intéressants d'un autre livrej passages que sa main devait écrire avec le moins d'attention possible. Au début, ces essais étaient accompagnés d'une perception d'effort bien distincte, qui cessait par la pratique. C'était la première phase du développement de Tautomatisme. Une autre phase était caractérisée par la cessation de l'impulsion motrice consciente à écrire ; quoique ces mouvements fussent perçus et peut-être vus, ils n'étalent pas perçus de la même façon que les autres mouvements ; ils semblaient prendre naissance extra personani et
AUTOMATISME MOTEUR 3o3
n'étaient connus qu'après avoir été faits, pas avant. Le développement complet de récriture automatique sous la dictée n'avait lieu que par intervalles, lorsque rhistoire lue par le sujet pour se distraire était particulièrement intéressante, alors la main transcrivait les mots qui lui étaient lus, avec si peu de conscience qu'il ne gardait pas le souvenir de l'acte accompli.
Dans d'autres séries de mouvements, la main était contrôlée par une invention inconsciente ou subcon sciente. Elle écrivait des sentences correctes grammaticalement et possédant un semblant de signification ; mais elles ne démontraient pas un degré élevé d'imagination ou d'intellectualité ; elles étaient ennuyeuses, fades et remplies, de répétitions. On a trouvé qu'il était possible de guider par les yeux la main qui écrivait, d'une façon suflisante pour que l'écriture fût lisible, sans faire de mouvements volontaires ou sans invention consciente.
Nous concluons de ces expériences qu'un degré très élevé d'automatisme peut coexister avec une santé et une mentalité normales, et que le déveloj)pement en est effectué en habituant les mouvements et en concentrant l'attention sur toute autre chose que le processus moteur.
Dans le désir de donner une base statistique à ces conclusions, ou en d'autres mots, de trouver si la majorité des personnes normales étaient capables d'automatisme. Miss Stein * a fait des expériences sur 91 jeunes gens et jeunes filles, élèves de lycées et de l'Université, et elle a trouvé que toutes ces personnes,