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LG SENS MUSCULAIRE 35

leur bras anesthésié. Mais dans la théorie des sensations d'innervation chacun pourrait avoir une perception claire du mouvement innervé dans l'anesthésie ou la non-anesthésie.

En réalité, un appel au cas d'anesthésie ne réussit décidément pas à la théorie des sensations d'innervation, car certains faits considérés sont presque incompatibles avec cette théorie. Lorsqu'un sujet essaie de faire des mouvements égaux simultanés avec un bras anesthésié et l'autre sain, le premier exécute un mouvement plus court. Les innervations sont inégales, et si les mouvements étaient perçus par les innervations, ils seraient perçus comme inégaux ; cependant on les croit égaux. Le bras anesthésié ne peut pas faire de distinction entre un poids léger et un lourd ; cependant les innervations pour soulever les deux poids sont très inégales. Le patient peut croire qu'il fait un mouvement lorsqu'il ne Texécute pas ou qu'il a relâché d'une forte contraction musculaire lorsqu'il la soutient encore. Certes * il n'a pas le sens net de la force de son innervation, il ne perçoit pas Teffort de son membre anesthésié et peut sans fatigue prolonger l'activité de ses muscles*. Evidemment, rinnervation de ses muscles n'est pas accompagnée de sensations de mouvement, d'effort ou de fatigue. Nous pourrions abandonner la théorie des sensations d'innervation, mais nous voulons rapporter aussi les autres arguments.

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