I. Archi\> fûr(Anat. und) Physiologie, 1889, Suppl. Band
LE SEIVS MIJSCILAIRF. ^0
n'est-elle pas distincte de celle du mouvement passif, et n'est -elle pas la sensation de notre propre innervation ?
Cette question a été abordée d'une façon expérimentale par GoLuscHEmEu ^ II trouve que les mou vements actifs sont h peine mieux perçus que les mouvements passifs. Le moindre mouvement actif perceptible a presque la même importance que le moindre mouvement passif perceptible. Rien ne montre que ces deux perceptions soient difl'érenles dans l'espèce ou qu'elles soient fondées sur des sensations différentes.
Si nous interrogeons nos sensations sur les mouvements actifs et passifs, nous les trouvons différentes en degrés mais non pas en espèces. Dans le mouvement actif, nous sentons une tension [)lus puissante dans les tendons, les jointures et les muscles. Ceci était à prévoir, du moment que le mouvement actif soumet les organes à une tension plus forte que le mouvement passif. Un mouvement produit par l'excitation électrique des muscles donne à peu près les mêmes sensations que le mouveuKîut volontaire.
Certainement, nous nous rendons compte du caractère volitional des mouvements volontaires, ^lous nous rendons compte de notre intention (racconq)lir un certain mouvement ; nous sentons Tintent ion avant de sentir le moiivemetit. Mais ([u*esl-ce que la conscience de Tintontion? Ce n'est pas la conscience que tel ou tel centre moteur s(M'a excité, que tel on tel muscle sera innervé on que t(^lles ou telles join-