Pfluger's ^rcAiV f.^d. ges. PhysioL
lions « isométriques » . Dans une contraction isométrique, comme le muscle n'est pas en étati^de se raccourcir, on mesure moins le travail du muscle que sa force d'engendrer de la tension. Récemment Franz * a proposé la méthode isométrique pour l'étude de la fatigue, pour la raison que les conditions mécaniques sous lesquelles agit le muscle ne sont pas altérées pendant l'expérience. Franz a prouvé aussi que la courbe de fatigue diffère suivant la rigidité du ressort contre lequel agit le muscle ; la plus grande somme de travail est atteinte lorsque le ressort est d'une rigidité moyenne.
Le principal avantage de l'ergographe à ressort dans l'étude de la fatigue est qu'il enregistre toute contraction, quelque faible qu'elle soit. Il n'est plus nécessaire donc de modifier les poids, comme le fait Trêves à mesure que la fatigue augmente.
Par l'emploi de l'ergographe à ressort, plusieurs expérimentateurs ont obtenu des résultats concordants, et ce qui est indubitable, ils ont donné de grandes approximations à la véritable courbe de fatigue. Cette courbe diffère totalement de celle de Mosso, tandis qu'elle concorde avec celle de Trêves.
Ainsi SciiENCK ^ travaillant avec le muscle abducteur de l'index contre un ressort dur, a fait un effort maximal toutes les deux secondes, pendant plus d'une heure. La force de contraction diminuait plutôt rapidement pendant les premières cinq minutes, et plus
I. American Jouvn. of PhysloL, 1900, VII, 348. a. Pflûger's Archiv f. d. ges. Physioly 1900, LXXXII,
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lentement pendant les huit minutes suivantes ; après quoi elle augmentait quelque peu et restait ensuite presque constante, avec 60 pour 100 de la force originelle pendant le reste de Theure. Schencr trouve, comme la plus régulière courbe de fatigue, que le decroissement est relativement rapide pendant les premières 100 à 200 contractions; après cela, les différentes expériences varient quelque peu ; parfois la force continue à décroître légèrement, d'autres fois elle reste presque constante, et parfois elle augmente. La courbe de Mosso ne représente que la première phase de la courbe complète de fatigue, et dans cette phase, elle exagère beaucoup Teffet de la fatigue.
IIouGH ^ a, indépendamment du travail de Sche>'Cr, obtenu presque en même temps les mêmes résultats. Il a fait ses expériences avec un ressort plus doux que celui de Schenck ; il a employé les flexeurs longs du doigt médian, réduisant ainsi au minimum le facteur de coordination. Son procédé est peut-être le meilleur qui ait été employé, et il a ajouté plusieurs faits nouveaux à nos connaissances sur la courbe de la fatigue.
La diminution initiale de la force varie aussi bien en total qu'en rapidité. Parfois il faut quinze minutes (45o contractions) avant d'arriver au « niveau de fatigue », d'autres fois, il est atteint au bout des deux premières minutes. Le niveau de fatigue varie dans les différentes expériences, même chez un sujet bien entraîné ; il peut se trouver à 60 pour 100 de la force initiale ou à 85 pour 100 ; dans les expériences