Voir plus haut, p. 3a
WOODWORTH. a3
3qS le MOUVEME^iT
ergographique de la main droite, ils ne sont pas, au sens strict du mot, exposés à la fatigue. Ils peuvent avoir été déprimés par les produits de la fatigue qui proviennent des muscles et circulent à travers les centres nerveux.
Il y a cependant une autre cause de dépression centrale, qui explique probablement le résultat de Jotetko aussi bien que la fatigue rapide qu'on connaît dans la vie. La sensation de fatigue n'a jamais assez été prise en considération, comme un facteur dynamique dans la dépression de l'activité motrice ; Hoch et KRiEPELiN*, seuls, ont appuyé sur V inhibition réflexe de la contraction musculaire, par l'entremise des sensations de fatigue. Quiconque a travaillé avec l'ergographe a certainement ressenti ces sensations ; tout le monde reconnaît que leur tendance est d'arrêter la contraction ; tout le monde doit avoir remarqué la difficulté qu'on éprouve à résister à cette tendance, difficulté qui, chez les sujets non entraînés, confine à l'impossibilité. Il est peu cependant qui aient remarqué que les sensations de fatigue étaient un facteur réel dans la détermination de la vitesse de la fatigue ; la réalité en est cependant indiquée par les observations de plusieurs auteurs^, qu'un bras anesthésié peut fournir une contraction plus prolongée qu'un bras sensible et peut travailler plus longtemps sans donner signe d'épuisement.