‹ Le mouvementChapitre 27 sur 184 · I. Archiv fur Physiologiey 1889, p. 48o et suiv · texte numérisé non relu

I. Archiv fur Physiologiey 1889, p. 48o et suiv

Il faut remarquer que les déterminations du seuil pour chaque jointure offriront une grande portée de variations ; nous pouvons cependant diviser les jointures en plusieurs groupes, nous appuyant sur les difierences observées :

Les plus sensibles : le poignet, l'épaule, la métacarpo-phalangienne ;

Les intermédiaires : le coude, la hanche, le genou ;

Les moins sensibles : la cheville, la i*^® et la 2® interphalangienne.

Encore moins sensibles, d'après une dernière communication *, sont les jointures métatarso-phalangiennes, et la jointure interphalangienne du gros orteil.

Pour expliquer l'insensibilité relative des jointures des doigts, Goldscheider rapporte le fait qu'elles exécutent moins fréquemment des mouvements de petite angularité que les grandes jointures, comme le poignet ou l'épaule. Les petites jointures, ayant peu d'occasions d'exécuter de petites rotations, n'y sont pas sensibles. — Cette observation n'explique cependant pas la grande supériorité de la jointure métacarpo-phalangienne sur les interphalangiennes.

L'infériorité de la hanche à Tépaule et de la cheville au poignet prouve que la sensibilité d'une jointure n'est pas déterminée seulement par sa dimension et par l'aire de la surface articulaire exposée à la friction. Une jointure diffère probablement de l'autre, de même que deux portions de peau diffèrent, en ce qui concerne la somme des nerfs sensoriels.

I. Goldscheider. Ein Bewegungsmesser. Berlin, klin. Wochenschrift, 1890, p. 3aa.

Pour les besoins cliniques, Goldscheider a imaginé un petit instrument portatif qui mesure le seuil des mouvements passifs*. Un châssis léger, qu'on peut fixer au-dessous du bras (ce membre est toujours maintenu horizontalement) se déroule dans un arc gradué; à côté de cet arc se trouve un pendule, tournant sur un pivot qui se trouve à la partie supérieure du châssis. Si Ton imprime au bras un léger mouvement, le pendule, se tenant à sa position verticale, rend possible la lecture de la grandeur angulaire du mouvement sur Tare gradué.

GoLDscHEroER cst d'avis que Texamen clinique luimême profitera de ces expériences et qu'il ne faut pas se contenter simplement de la découverte des erreurs grossières dans la perception du mouvement. Il cite un cas de tabès , présentant tous les symptômes moteurs, mais dépourvu d'erreurs grossières dans la perception du mouvement. Aussitôt après avoir mesuré le seuil du mouvement passif, il a remarqué une imperfection, car le seuil était quatre à sept fois plus grand que la normale ^

Le moindre mouvement actif perceptible^ a été étudié par Goldscheider de la même façon, quoique pas avec les mêmes détails. Le bras étant maintenu et balancé comme plus haut, il a fait de très légers mouvements volontaires et a fait attention aux sensations produites. Il a trouvé que les mouvements

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