‹ Le mouvementChapitre 28 sur 184 · Archiv fiir PhysiologiCy 1889, sup. Bd., p. 206 et suiv · texte numérisé non relu

Archiv fiir PhysiologiCy 1889, sup. Bd., p. 206 et suiv

volontaires peuvent être si légers qu'on ne puisse même les percevoir. Quelques-uns ne donnaient point du tout de sensation, tandis que d'autres produisaient une sensation qui n'était pas précisément une sensation de mouvement. Cette sensation douteuse était parfois éprouvée lorsqu'il n'y avait point de mouvement; au contraire, là sensation claire de mouvement n'était jamais éprouvée, à moins qu'il y ait de mouvement réel.

Les seuils pour les mouvements actifs, ainsi que pour les passifs, montrent une grande portée de variation. Quoique la moyenne soit un peu plus faible que les seuils des mouvements passifs des mêmes jointures, elles y occupent cependant le même rang. Les déterminations ne montrent pas d'une façon certaine si la sensation du mouvement actif est plus fine que celle «du mouvement passif; certainement elle n'est pas beaucoup plus fine.

Lorsque le mouvement était efiectué à la première jointure interphalangienne, le seuil des poids soulevés était de 8 grammes \ La faradisation de la jointure faisait atteindre le seuil à une hauteur remarquable, à 4o grammes lorsque le courant était faible et à 76 grammes s'il était fort.

L'effet de Tanesthésie faradique sur le seuil dan^ les mouvements passifs a beaucoup été étudié par GoLDSCHEiDER, et uous en avons employé les résultats dans les chapitres précédents. L'anesthésie de la peau a peu d'effet, mais l'anesthésie de la jointure fait beaucoup augmenter le seuil.

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