Zeitschrift fur PsychologiCi etc. t igoijXXV, ioi-i
Texactitude dans la perception de l'étendue du mouvement. Le but a été de déterminer l'exactitude dans les conditions les plus uniformes possibles. Les auteurs que nous citerons bientôt ont volontairement placé dans des conditions dissemblables les deux mouvements qu'ils avaient à comparer, afin de voir quelles erreurs sont introduites par ce moyen. Le résultat a été, en général, que ces conditions augmentent la difficulté et par conséquent la variabilité de la perception, et introduisent, en outre, des tendances définies à la sur- ou sous-appréciation de l'un des mouvements.
La dissemblance des conditions consistait, soit à faire les mouvements avec différentes mains, soit dans dififérentes positions ou directions, soit avec différents efforts de contraction musculaire.
On sait communément que l'o^ peut avec facilité exécuter simultanément des mouvements correspondants avec la main droite et avec la gauche. Nous devons à peine faire un certain effort pour qu'ils correspondent à peu près ; si nous remuons la main droite dans l'air, en traçant une figure quelconque, nous ne devons consacrer d'attention à la main gauche que simplement pour qu'elle se meuve, car elle tracera d'elle-même la figure symétrique correspondante. C'est un rapport de plus entre l'innervation des muscles correspondants des deux côtés du corps.
MtJNSTERBERG * a prouvé qu'il y avait une autre re-
I. Beitràge zur experimentellen Psychologie ^ 1892, IV, 192-211.
WOODWORTH . 6
gS LE MOUVEMENT
lation entre les mouvements des deux côtés : lorsqu'un bras se balance en avant, l'autre doit naturellement se balancer, non pas en avant, mais en arrière ; il y a aussi d'autres cas dans lesquels les mouvements symétriques des deux côtés doivent naturellement alterner l'un avec l'autre. Il n'en est pas moins vrai qu'il est facile d'exécuter des mouvements simultanés correspondants des deux côtés.
OsTERMANN* a trouvé que cette facilité apparaît seulement dans les mouvements 6 i/a/^raua? symétriques. Si l'on essayait de faire des mouvements simultanés, symétriques par rapport à un plan horizontal, cet essai tournerait à l'inexactitude et à la confusion. L'essai n'a pas été « naturel » et a été exécuté sans confiance, tandis que les mouvements symétriques bilatéraux sont exécutés avec facilité et confiance, et certains touchent à l'exactitude.
Bloch a découvert que pour que les mouvements symétriques soient exécutés avec facilité et justesse, il faut que les deux bras se meuvent en même temps ^. Si l'on a remué un bras vers un certain point, de l'effort qu'on fera pour placer l'autre bras dans un point correspondant, il ne résultera qu'un mouvement inexact. Plus longtemps une main est immobile en une position, plus il sera difficile d'amener l'autre main dans la position correspondante. Le sens de la position dépend apparemment en grande partie de la sensation du mouvement dans cette position.
1. H. OsTERMANN. Die Symmetrie ira Fûhlraum der Hand. Inaug.- Dissert. Wûrzburg, i88S.