I. MiJLLER cl SCHUMANN, p. 5o. — StEFFENS, p. 39O et
suiv.
comme si c'était un seul acte et séparé par un intervalle de la paire suivante de mouvements*.
Si l'habitude prise par un bras peut avoir de l'effet sur les mouvements de Tautre bras est une question à laquelle Muller et Schumann répondent par l'afErmative et Steffens par la négative*.
Pour produire ces habitudes, il ne faut pas une longue pratique et, une fois produites, elles ne sont que temporaires ; elles perdent rapidement en force, dans les premières quelques minutes après que la pratique a cessé, et ensuite plus lentement. On en observe les effets même après un laps de temps de vingt-quatre heures ^.
On peut contrecarrer cette habitude, ainsi que les effets sur la perception, en imprimant au sujet l'habitude contraire, ou même en lui faisant soulever des poids égaux. Cependant la première habitude n'est parfois contrecarrée que temporairement par la seconde et réapparaît lorsque les expériences sont reprises après un certain repos. L'habitude contractée en dernier lieu disparaît avant la première contractée. On peut à peine admettre cette formule comme une loi générale jusqu'à un certain point ; car si une telle loi existe, elle est entièrement cachée dans beaucoup d'expériences *.
Ces faits sont en rapport plus direct avec la pro-
I. MÛLLER et Schumann. Op. cit. y p. 49 et suiv. a. MùLLER et Schumann. Op. cit.t p. 45. — Steffens. Op. cit. 9 p. 244 et suiv.