Stbffens. Op. cit., p. 370 et suiv
duction qu'avec la perception du mouvement. Le fait, cependant, que des impulsions motrices inégales peuvent être transmises par le cerveau, tandis que la conscience les croit égales, est une preuve de la nonexistence d'un sens exact de l'innervation. Et le fait qu'un poids semble plus léger lorsqu'il est soulevé d'un mouvement violent et rapide que lorsqu'il est soulevé d'un mouvement lent a fait inférer à MCller et ScnuMyVNN que la célérité avec laquelle les poids sont soulevés, et de semblables signes de leur inertie, sont la base sur laquelle ils sont comparés.
Un autre facteur dans la comparaison des poids a été découvert par Martin et MCller ^ L'introspection a souvent prouvé que les deux poids n'étaient pas réellement comparés, mais que Tun d'entre eux semble très léger ou très lourd, selon le cas, et il est aussitôt considéré comme plus léger ou plus lourd que Fautre. Le jugement peut être formé lorsqu'un seul des deux poids a été soulevé. Dans ces sortes d'expériences, l'inclination à juger de cette façon est encore augmentée par une longue expérience. L'impression de légèreté et de lourdeur est rendue possible par la répétition fréquente des expériences dans lesquelles les mêmes poids sont soulevés. On s'habitue à une moyenne du poids, on sent un poids simplemeat comme lourd ou léger, quand il dilTère beaucoup de la moyenne. Ou bien, ainsi que celte théorie a été émise par ses auteurs, en soulevant à plusieurs reprises des poids presque égaux, l'on acquiert une force de soulèvement presque constante et l'on sent comme