‹ Le mouvementChapitre 46 sur 184 · I. Martin et Mùller, p · texte numérisé non relu

I. Martin et Mùller, p

a. MuLLER et ScHUMANN. Op. cit., p. 96; Martin et Mùller. Op. cit., p. lao.

Ces auteurs n'ont point fait d'expériences sur la loi de Weber, mais ils l'ont regardée comme une conséquence de leur théorie sur la perception des poids soulevés*. Si donc la loi de Weber n'a rien à voir dans ce champ — et d'après tous les résultats empiriques cela est ainsi — la déduire de cette théorie est une évidence de plus à l'encontre de cette théorie.

Les effets de la pratique sur la perception des poids sont intéressants ^ :

I** Elle peut rendre une personne plus vigoureuse en soulevant des poids et cette personne sera donc plus apte à recevoir des impressions de légèreté et moins apte à recevoir celles de lourdeur ;

1^ La pratique peut rendre une personne plus susceptible à ces impressions et plus encline à baser ses jugements là-dessus, plutôt que sur une comparaison véritable.

3** Elle peut la rendre plus uniforme dans sa façon de soulever les poids et dans l'effort y consacré et par conséquent plus uniforme et plus exacte dans ses jugements ;

4** Elle peut la rendre ou bien plus précautionneuse, ou bien plus confiante à accepter une différence donnée de sensation comme une indication de la différence vraie des poids.]

Ces auteurs ont tiré de leurs expériences d'autres conclusions, intéressantes et suggestives, mais auxquelles nous ne pouvons pas encore croire, vu la faible base expérimentale sur laquelles elles reposent. Une

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