‹ Le mouvementChapitre 47 sur 184 · I. MÙLLER et SCHUMANN. Op. Cit., p. IO7 Ct Suiv · texte numérisé non relu

I. MÙLLER et SCHUMANN. Op. Cit., p. IO7 Ct Suiv

a. Martin et MuLLEk. Op. cit.t p. 128.

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l3o LE MOUVEMENT

particularité de cette école est d'être plus fertile en idées qu'en expériences. Beaucoup d'hypothèses ingénieuses, qui auraient pu être soumises à des testes ou à l'expérience analytique, ne reposent que sur un raisonnement statistique. Et le matériel statistique dont elles dépendent est souvent maigre. Cependant lorsqu'il y a des expériences faites, elles le sont avec soin et la statistique excellente, mais elle n'est pas assez complète. Les chances de variabilité ne sont pas prises en considération ; les conclusions sont tirées de différences statistiques faibles et l'on n'essaie jamais, ainsi que l'exige la théorie des probabilités, d'apprécier les limites de l'erreur des moyennes obtenues et des conclusions qui en dérivent. Au lieu que les résultats contraires à la conclusion principale soient autorisés par leur propre poids statistique, ils sont expliqués par des hypothèses auxiliaires. Armés de trois ou quatre influences hypothétiques, dont les unes tendent à affecter le résultat dans une direction et les autres dans une autre, ils sont certes en état d'expliquer toutes les déviations à ce qu'ils condidèrent comme le résultat type. Cette école est donc plutôt une école d'hypothèses qu'une école de faits ; il y en a cependant quelques-uns d'établis qui sont : le fait de VEinsiellung et de ses effets dans la production des erreurs constantes de la perception ; les impressions de légèreté ou de lourdeur comme une base fréquente de jugement; et l'influence de l'ordre dos poids, l'un pris comme unité et l'autre variable,* sur l'exactitude de la comparaison.

Le principe de l'appareil pour la pesanteur de

LA PERCEPTION DU MOUVEMENT l3l

Fechner a été employé par d'autres investigateurs, aussi bien pour des démonstrations de laboratoire que pour des examens cliniques. On a supprimé les poignées employées par Fechnkb. De même, au lieu de pourvoir peu de châssis de la facilité de changer de fardeau, on a préparé séparément autant de poids fixes qu'on en désirait employer. La chose essentielle, c'est d'avoir une collection de poids que la main puisse facilement saisir et qui soient exactement pareils en apparence. Une autre précaution nécessaire et que l'on ne prend pas toujours, c'est que le centre de gravité ait la même position dans chacun des poids, de façon à ce que tous aient la même position lors-* qu'on les suspend ou qu'on les soulève avec la main. On peut obtenir de très bons poids en remplissant partiellement de petites boîtes cylindriques plates avec un mélange de plomb et de parafinc fondue. En faisant couler ce mélange dans la boîte, la parafme sert à maintenir le plomb en position ; la boîte d'un autre côté étant plate, il est impossible que le centre de gravité varie beaucoup dans la direction verticale .

Un appareil plus soigneusement constniit est celui de Fullerton et Cattell * ; des boîtes cylindriques en bois, de 6 centimètres de diamètre et de 3 centimètres de hauteur, étaient remplies de poids très exacts; on avait soin de placer chaque poids bien au centre de la boîte. On couvrait les boîtes qu'on rendait identiques comme aspect extérieur.

Dans les expériences rapportées par Fullerton et Cattell, ils n'employaient qu'ime seule unité de

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