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I. Martin et Muller. Op. cit., p

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Ce sont ces sensations internes auxquelles nous semblons nous attendre lorsque nous percevons et que nous comparons des poids. Cependant on soutient que nous percevons les effets externes des objets soulevés, leur vitesse et leur état latent ; cette assertion s'appuie sur ce que le jugement correspond plus ou moins étroitement avec les effets externes. Cela n'est pas un argument ; car du moment que l'intensité des effets internes doit correspondre d'une façon générale à celle des effets externes, la preuve expérimentale en faveur de l'un de ces points, comme base du jugement, parle également en faveur de l'autre.

En augmentant la force du mouvement qui soulève on fait que le poids s'élève avec plus de vitesse, mais on fait aussi que les sensations internes de la pesanteur s'émoussent. Un soulèvement fait avec force est inévitablement accompagné d'une étreinte plus forte du poids et d'une fixation des jointures qui en empêche la rotation. Ainsi l'action de soulever fortement diminue les sensations internes de la pesanteur aussi bien que les signes externes. Par conséquent l'argument de YEnstellung agit aussi bien en faveur de l'un que de l'autre.

Il y a une autre série de faits qui détruit le fondement même de la théorie de Muller-Schdmann. Cette théorie suppose que fe force de chaque soulèvement est indépendante du poids réellement soulevé : cela n'est vrai que partiellement. La force avec laquelle un muscle se contracte n'est ordinairement pas déterminée par une simple impulsion des centres moteurs. Le mouvement rencontrant de la résistance,

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