Voir plus haut, p. iio
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à l'illusion, ici, comme dans beaucoup d'autres situations, doit avoir été corrigée par l'expérience.
A côté de toutes ces erreurs particulières, il y a l'erreur qui apparaît dans toutes sortes de mouvements, aussi bien que dans d'autres genres de perception : l'erreur de temps.
Fechner le premier a attiré l'attention sur cette sorte d'erreur constante. En essayant de mesurer l'exactitude de la perception par la méthode des « cas exacts et inexacts », il a trouvé qu'une paire de poids donnés, par exemple, pouvaient plus souvent être distingués l'un de l'autre lorsque le plus lourd était soulevé après le plus léger, que lorsqu'il était soulevé avant. Pour éviter cette difficulté, il a fait un nombre égal d'expériences dans les deux sens, ou dans tous les sens possibles, et il a combiné les résultats de façon à éliminer l'effet de l'ordre. Il alla plus loin et obtint une mesure pour cet effet. Il a trouvé une conception précise de l'erreur constante : elle était équivalente à l'addition subjective au poids type, ou à la soustraction du même poids. L'erreur de temps, c'est-à-dire l'erreur constante due à la succession d'une stimulation après une autre, fut nommée positive, lorsqu'elle était équivalente à une addition subjective au premier stimulant donné, et négative, lorsqu'elle était équivalente à la soustraction subjective du premier stimulant.
Si les expériences sont faites par la méthode des erreurs moyennes, l'erreur de temps ou toute erreur constante apparaît facilement. Si en essayant de faire le second des deux mouvements égal au premier, et qu4iabituellement on \o fasse trop long, l'erreur de
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temps est positive. On a sur-apprécié le premier mouvement, et on l'a exagéré dans la reproduction.
L'erreur de temps a été étudiée par presque tous les écrivains cités dans le troisième chapitre et pour ce qui est du mouvement, les résultats sont plutôt concordants. On a trouvé ordinairement que l'erreur de temps était positive pour les plus petites amplitudes et négative pour les plus grandes. A un certain point de l'amplitude, appelé point d'indifférence, l'erreur de temps doit être zéro. Mais comme pour la situation de ce point il y a peu d'accord entre les diflérents observateurs ou entre les différentes personnes sur lesquelles les différents observateurs ont expérimenté.
Ainsi dans la perception des poids soulevés, Wreschner a localisé le point d'indifférence dans les environs de i 200 grammes ; au-dessous, l'erreur de temps était positive et au-dessus, négative. D'un autre côté, sur les 9 personnes examinées, Fullerton et Gattell ont trouvé que chez 7 personnes l'erreur de temps était négative à 100 grammes.
Dans la perception de la force, les mêmes auteurs ont trouvé que le point d'indifférence se trouvait entre 200 et 4oo grammes chez deux personnes, et entre 800 et i 600 chez une seule, et au-dessus de I 600 chez deux autres.
Dans la perception de l'étendue, Jastrow a trouvé le point d'indifférence à environ 1 20 millimètres ; MûNSTERBERG, entre 100 et 200; Delabarre, entre 3oo et 5oo; Fullerton et Cattell, à 100, chez une personne; à 3oo, chez une autre, et à 600, chez une troisième.
Enfin, dans la perception du temps. Terreur est
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encore plus inconstante. Si Ton ne compare que deux intervalles, ou si l'intervalle présenté n'est reproduit qu'une seule fois, la même règle se maintient que dans les autres formes de perception : l'erreur de temps est positive pour de petits intervalles et négative pour de longs, avec un point de transitioil variable. Mais lorsque l'intervalle présenté sert de type pour une longue série de reproductions, les intervalles courts sont accélérés, et les longs, ralentis/. Ainsi en reproduisant la durée de mouvements continus, l'erreur est négative pour les mouvements les plus rapides, et positive pour les plus lents *.
La perception du temps dans les mouvements est donc en partie exceptionnelle. La seule règle invariable qu'on puisse formuler par rapport à l'erreur de temps, est la variabilité du point d'indifférence.
Les expériences postérieures ont montré que la conception fechnérienne de l'erreur de temps, n'est pas capable de comprendre tous les effets de l'ordre temporel sur la perception. On a découvert d'autres erreurs de temps, qui ne peuvent être conçues comme une addition constante à la première grandeur, ni comme une soustraction de cette même grandeur. Ainsi lorsqu'on compare un poids fixé comme type avec plusieurs autres poids, certaines personnes sont plus exactes, lorsque le poids fixé précède toujours Tautre. D'autres personnes préfèrent au contraire que le poids fixé suive \