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ILLUSIONS DA>JS LA. PERCEPTIO>J DU MOUVEMENT

Il nous reste maintenant à assigner autant que possible à quelles causes se rapportent ces différentes erreurs. La tâche est difficile, peu d'essais ayant été faits pour analyser expérimentalement les erreurs constantes, de façon à en démontrer les causes.

En tenant compte de cette absence de preuves expérimentales, on peut à peine faire plus que d'indiquer quelques-uns des facteurs qui, certes, ^contribuent à la production de ces erreurs.

Il est certain qu'un facteur dans la production des illusions et des erreurs constantes de perception se trouve dans les tendances qui sont primitivement motrices. On voit une telle tendance motrice dans, les effets de l'habitude. Le pied fait habituellement des mouvements plus longs et plus forts que la main ; cette habitude persistant même lorsque nous avons l'intention de faire des mouvements égaux avec les deux membres, donne lieu à une erreur constante. On peut obtenir de semblables inégalités entre la main droite et la main» gauche ; quoiqu'en jugeant d'après les erreurs constantes observées, l'habitude motrice peut différer grandement chez différentes personnes. Les mouvements longs et vifs sont plus habituels dans le milieu du balancement du bras qu'à l'une des extrémités ; c'est probablement en partie la raison pour laquelle le milieu du balancement donne des mouvements plus longs, même lorsqu'on a l'intention de les rendre égaux. Une somme d'habitude, même légère, à une différence donnée du mouvement, peut temporairement ajuster le système moteur de façon que les mouvements gardent encore cette différence, lorsqu'on a l'intention de les rendre égaux.

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Voyons ce qui résultera si nous interprétons l'erreur de temps aussi comme un effet moteur. Dans une bonne condition de l'appareil moteur, le second mouvement tend à dépasser le premier; dans des conditions de fatigue, le second mouvement est plus court. Ce sont sans doute des faits physiologiques, établis tous deux par des expériences faites sur des muscles isolés soumis à la stimulation électrique et par des expériences ergographiques sur des contractions musculaires volontaires. Le système central nerveux, aussi bien que les muscles, est probablement sensible à ces effets opposés de l'activité. Le premier effet de l'activité du protoplasme est d'augmenter son irritabilité et sa force agissante; une activité excessive prolongée, diminue cette irritabilité et cette force.

Dans cette tendance motrice générale, on tient compte de l'erreur de temps positive, c'est-à-dire de la tendance à faire le second mouvement plus long ou plus fbrt que le premier. Le premier mouvement agit comme un stimulant sur le système moteur, et le second mouvement en montre l'effet. L'erreur de temps négative peut, croit-on, être expliquée de même par la fatigue, et cette supposition semble être née du fait que l'erreur négative se montre dans des mouvements longs ou forts, et l'on suppose donc que ceux-ci suffisent à fatiguer les muscles et les centres nerveux.

Il est indubitable que cette dernière supposition est iausse. Une seule contraction, fût-elle de force maximale, ne fatigue pas, mais agit comme stimulant.; les expériences ergographiques le prouvent clairement. Et l'erreur de temps négative apparaît long-

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