‹ Le mouvementChapitre 64 sur 184 · ILLUSIONS DANS LA PERCEPTION DU MOUVESIENT · texte numérisé non relu

ILLUSIONS DANS LA PERCEPTION DU MOUVESIENT

temps avant que les mouvements aient atteint l'étendue ou la force maximales. D'ailleurs, si l'erreur négative était l'effet de la fatigue, elle deviendrait plus prononcée durant une expérience d'une heure, ce qu'on a essayé de prouver, sans y arriver'.

Quoique le facteur moteur aidé donc à produire l'erreur de temps positive, nous ne pouvons pas, quant à présent, montrer comment il peut tendre à l'erreur négative.

Le facteur moteur seul ne peut expliquer l'illusion ou l'erreur constante de la perception. Admettons qu'une tendance purement motrice fasse qu'un mouvement excède un autre. Pourquoi cet excès ne peutil être perçu ou empêché ? Une erreur constante de perception est perceptionnelle.

Il faut considérer avant tout que lorsque nous avons l'intention de faire des mouvements égaux, nous les supposons tels, à moins d'être informés du contraire par une évidence sensorielle certaine. De même, une personne qui essaie de remuer un membre anesthésié, croit qu'elle le meut en réalité^.

Il y a en outre un facteur périphérique qui empêche la perception de ces inégalités motrices. L'inégalité dans le mouvement est souvent accompagnée d'une inégalité semblable de sensation. Le mouvement qui est plus libre, et tend à être plus étendu, produit moins de sensation par unité d'étendue. Le mouvement de la jambe, qui tend par la force de l'habitude, à dépasser le mouvement du bras, trahit

Page 1