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CHAPITRE VIII INTRODUCTION

La première question que nous rencontrons dans la seconde partie de notre sujet, est celle de la délimitation. D'innombrables expériences ont été faites sur l'activité musculaire, et de nombreux résultats ont été obtenus ; mais tous ne peuvent pas prendre place dans un traitement de psychologie. Beaucoup de psychologues excluraient tous ces résultats. Us admettraient à peine que la production du mouvement soit une matière d'intérêt psychologique. Ils diraient que seules les sensations et les idées de mouvement, et peut-être les idées qui semblent donner naissance aux mouvements, peuvent entrer dans le domaine de la conscience; aussitôt que l'impulsion nerveuse qui produit le mouvement a quitté le cerveau, la course qu'elle poursuit, ses effets

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intra-organiques et ses autres manifestations sont matière à physiologie et à physique.

Mais on ne gagne rien à mettre des bornes trop exactes à l'étude. Les progrès dans l'étude psychologique de la sensation ont été réalisés par la comparaison des sensations avec leurs causes physiques. Les progrès dans la psychologie du mouvement peuvent être réalisés par la comparaison des mouvements avec les conditions conscientes qui s'y rattachent.

Cependant rien de bon ne peut être accompli si l'on surcharge la psychologie de tous les procédés physiologiques du mouvement corporel. Le meilleur système sera de nous limiter aux points qui sont en relation directe avec la conscience. Les rapports entre les mouvements et les sensations, les idées, les émotions, l'atavisme, les expériences déjà faites et la volition réelle, sont des matières d'intérêt psychologique.

La question la plus intéressante est de savoir jusqu'à quel point les mouvements du corps sont déterminés par les événements conscients, et jusqu'à quel point ils sont indépendants de la conscience, et surtout, jusqu'à quel point nos mouvements sont-ils volontaires ? Nous ne pourrions répondre à cette question , si nous limitions notre attention aux mouvements volontaires ; il faut examiner aussi les mouvements réflexes, instinctifs et habituels, pour voir lesquels parmi nos mouvements physiques sont volontaires, et lesquels sont dépourvus de volition.

Les mouvements sont classés en : réflexes, habituels, idéo-moteurs et volontaires. On peut d'abord

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