‹ Le mouvementChapitre 76 sur 184 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

écarter cette classification et tout autre système similaire. Les mouvements, pris en eux-mêmes, ne doivent point admettre de ces distinctions. Il est impossible de rapporter à l'une de ces classes, un mouvement donné, pris comme unité. Dans chaque mouvement il y a des éléments réflexes, d'autres qui sont habituels, d'autres qui peuvent être volontaires *.

Les battements du cœur, la constriction et la dilatation des vaisseaux sanguins, les mouvements de l'estomac et de l'intestin, semblent être, à première vue, entièrement involontaires et indépendants de la conscience. Et cependant ils sont affectés par les idées et les émotions. L'influence des émotions sur les battements du cœur ou sur les rougeurs et les pâleurs du visage, est d'une observation courante. Cannon ^ a observé au moyen des rayons Rontgen, que les mouvements de l'estomac et les mouvements péristaltiques de l'intestin cessent, lorsque l'animal est sous le coup de la peur ou de la détresse. Paw- Low^ a trouvé que la sécrétion du suc gastrique dépendait du goût agréable des aliments et de leur aspect.

L'activité ou la paresse du cerveau, ainsi que son genre d'activité à n'importe quel moment, influence sur chaque geste du corps.

1. Cf. WuNDT. Grundzûge der physiologischen Psychologie, 4« édit., 1893, II, 595.

2. American Journal of Physiology, 1898, I, 38o ; 1902, VI, 275.

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