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I. BA.KKER. The Nervous System. New-York, 1899, P

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miné. Naturellement, comme toute autre cellule vivante, la cellule nerveuse se nourrit d'elle-même. Parmi les autres activités connues du protoplasma, certains neurologues ont observé dans les dentrites des indications apparentes de motilité. Si une telle motilité existe en réalité, sa fonction consiste probablement à régler le transport de l'impulsion des branches d'une cellule aux branches entrelacées d'une autre. La rétraction des dentrites produirait un arrêt. La motilité servirait à la conductibilité.

L'irritabilité est aussi une fonction de la cellule nerveuse. Avant que l'impulsion nerveuse puisse être conduite le long d'une cellule nerveuse, celle-ci doit d'abord être excitée par des stimulations extérieures. Et la force de l'impulsion nerveuse n'est pas seulement déterminée par la force du stimulant, mais aussi par rirritabilité de la cellule stimulée. Un stimulant sensoriel faible produit un réflexe faible. Mais si l'irritabilité de la moelle épinière est augmentée par la strychnine, l'impulsion sensorielle faible donne naissance à une décharge motrice puissante. Le caractère, aussi bien que la force de la réaction, est déterminé en partie par l'irritabilité des centres nerveux ; il est déterminé aussi par l'irritabilité relative des différentes^voies centrales et efferentes auxquelles conduit la voie sensorielle excitée. Si nous connaissions toutes les voies possibles qui conduisent d'un point donné stimulé, nous pourrions en inférer les réactions possibles pour tout stimulant donné. Si nous connaissions en outre l'irritabilité réelle, momentanée des cellules dans chaque voie, nous pourrions prédire quelle réaction se matérialiserait et quelle en serait la

force. Nous aurions certes besoin de connaître l'irritabilité des organes sensoriels, des muscles et des glandes aussi bien que celui des structures nerveuses. L'étude de l'action réflexe se divise en deux parties: l'étude des voies dans le système nerveux central et l'étude des conditions qui contrôleraient l'irrita- , bilité des cellules nerveuses. Nous examinerons rapidement les faits qui se rapportent à chacun de ces sujets en commençant par le dernier.

Conditions qui influencent l'irritabilité des voies réflexes

Il est à peine nécessaire de mentionner l'influence des médicaments; quelques-uns, comme la strychnine, augmentent l'irritabilité, surtout celle des cellules ou synapses de la moelle épinière. La caféine a une influence analogue sur le cerveau. Les anesthésiques ont un effet contraire.

L'influence de la circulation ou de la quantité ou de la qualité du sang est importante. Le sang veineux active temporairement mais abolit bientôt Tirritabilité des cellules nerveuses ou plus probablement celle des synapses.

L'activité a de l'influence aussi bien sur la croissance que sur l'irritabilité momentanée des cellules nerveuses et de leurs dépendances. Comme dans tout protoplasma l'exercice incite à une plus grande nutrition et donc au développement, tandis que l'inaction conduit à l'atrophie. De cette façon, les habitudes ou les instincts augmentent ou dimi-

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nueht. L'èfTet temporaire de l'activité est d'abord une augmentation de l'irritabilité et ensuite une décroissance. D'abord « le réveil » plus tard la fatigue. On démontrera dans un autre chapitre que la fatigue centrale vient lentement et peut à peine servir à expliquer les particularités du mouvement. L'augmentation temporaire de l'irritabilité due à une activité récente est d'autre part très marquée et explique bien des choses. Si une idée a existé récemment dans l'esprit, elle est facilement rappelée par une sensation quelconque. Si une réaction a été provoquée récemment, elle tend à réapparaître. En d'autre^ mots, si une voie nerveuse a été activée depuis peu, elle est facilement excitée une seconde fois.

Inhibition et « Bahnung ». — L'irritabilité des cellules nerveuses, qui constituent une voie réflexe donnée, peut être augmentée ou déprimée par l'influence d'autres parties du système nerveux. Exner, le premier, a clairement énoncé cette loi *. Il a trouvé que lorsque le stimulant tactile était trop faible pour produire un réflexe, on pouvait le rendre efiectif par une stimulation simultanée de l'aire motrice de l'écorcc par des chocs d'induction qui étaient eux-mêmes trop faibles pour produire un mouvement. Les deux stimulants, le cortical et le tactile, n'ont pas besoin d'être absolument simultanés. Chacun peut être espiacé d'une fraction de seconde, cependant leur eflet combiné est plus grand s'ils agissent

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